Paradromics implante sa première puce cérébrale longue
Dr Matthew Willsey, neurochirurgien à l'University of Michigan Health, a conduit avec succès la première implantation à long terme de la puce à interface cerveau-machine de Paradromics. Cette intervention constitue un jalon technologique, marquant le passage des dispositifs expérimentaux filaires à un système entièrement implantable et autonome. Le parcours du Dr Willsey incarne la convergence entre l'ingénierie et la médecine. Après des études en génie électrique au MIT, il s'est intéressé aux interfaces cerveau-machine en 2009, convaincu par leur potentiel à restaurer les fonctions perdues. Cette conviction l'a mené à la neurochirurgie et à un doctorat spécialisé. Aujourd'hui, il applique ces recherches dans un cadre clinique, en collaboration avec l'équipe de Paradromics. Ces dispositifs visent les patients dont le cerveau conserve ses fonctions cognitives et motrices, mais dont les voies nerveuses vers le corps sont endommagées, comme dans la sclérose latérale amyotrophique. L'ICM enregistre l'activité corticale, décrypte les intentions et les transforme en commandes pour des écrans ou des périphériques. Le système Paradromics élimine les connexions cutanées, habituellement source d'infection et de contraintes, au profit d'une électronique entièrement intégrée sous la peau. La procédure chirurgicale, d'une durée d'environ quatre heures, s'appuie sur l'imagerie préopératoire pour positionner avec précision un réseau d'électrodes sur le cortex. Un émetteur-récepteur est ensuite fixé dans la poitrine, relié au site cérébral par un câble sous-cutané. Le choix des candidats repose sur un compromis entre l'altération fonctionnelle et la sécurité opératoire. Une fois la récupération achevée, des examens neurologiques valident la fonctionnalité du système. Selon le Dr Willsey, l'approche technique s'inscrit dans les standards neurochirurgicaux existants, ce qui facilite son adoption et sa standardisation à grande échelle. L'objectif est d'intégrer ces implants dans la pratique clinique de routine, en maintenant la sécurité des patients comme priorité absolue. Cette réussite valide la trajectoire des interfaces cerveau-machine et promet des solutions concrètes pour restaurer l'autonomie des personnes atteintes de paralysie ou de troubles du langage sévères.
