HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

OpenAI enchaîne les excuses pour violations de droits : un modèle qui s’impose au détriment des créateurs

OpenAI s’excuse à nouveau pour un problème lié à Sora, et ce n’est plus une simple coïncidence. C’est devenu une habitude. Combien de fois peut-on entendre « Désolé » avant que cela ne devienne une stratégie ? La dernière polémique concerne l’usage de l’image et de la voix de Martin Luther King Jr. dans des vidéos générées par Sora, après que son héritage eut protesté. Mais ce n’est pas la première fois. En avril, OpenAI avait déjà limité l’utilisation des likenesses de personnages hollywoodiens, suite aux critiques des studios. L’année précédente, la société avait abandonné une voix IA ressemblant à Scarlett Johansson, après que l’actrice eut refusé une offre de paiement et exprimé son mécontentement. Ce schéma est clair : OpenAI lance une fonctionnalité sans vérifier tous les droits, puis recule quand les détenteurs de propriété intellectuelle réagissent. Sam Altman, le PDG, l’a lui-même reconnu : « Attendez-vous à un taux élevé de changements. Nous ferons des bons choix, mais aussi des erreurs. Nous écoutons les retours et corrigeons rapidement. » Cependant, Varun Shetty, un haut responsable d’OpenAI, a aussi expliqué que cette approche n’était pas accidentelle. En lançant Sora avec peu de restrictions, la société voulait rester compétitive face à d’autres acteurs du secteur, qui agissent de même. L’objectif ? Ne pas être désavantagé sur le marché. Ce qui ressort, c’est une stratégie fondée sur l’anticipation du conflit plutôt que sur la prévention. OpenAI joue la carte de l’innovation rapide, en comptant sur la capacité à négocier ou à se défendre juridiquement plus tard. Sur le plan pratique, cette situation ne touche pas directement la vie quotidienne des utilisateurs ordinaires. Mais à long terme, cela pose un problème fondamental. Si les IA doivent devenir des agents autonomes capables d’agir pour nous — comme réserver des vols, négocier des contrats ou créer du contenu — alors la confiance dans le système est essentielle. Et cette confiance s’effondre si les règles changent sans préavis, sur la base d’excuses tardives. Les partenariats, comme celui avec Axel Springer, montrent que certaines entreprises acceptent de collaborer. Mais les litiges judiciaires sont inévitables. Le modèle « demande pardon après coup » peut fonctionner pour l’instant, mais il ne durera pas éternellement. En somme, OpenAI est en train de construire un avenir technologique, mais il doit aussi apprendre à construire une crédibilité. Car une IA qui ne respecte pas les droits n’est pas seulement une menace juridique — elle est aussi une menace à la confiance.

Liens associés