Microsoft lance un navigateur IA presque identique à celui d’OpenAI, dans une course accélérée au cœur de l’ère de l’intelligence artificielle
Deux jours après le lancement d’Atlas par OpenAI, Microsoft dévoile une fonctionnalité similaire pour son navigateur Edge, marquant une nouvelle étape dans la course aux navigateurs intelligents. Le 15 mai, la société a annoncé une mise à jour majeure de son assistant IA, Copilot, avec l’introduction d’un mode Copilot intégré directement dans Edge. Ce nouveau mode n’est pas une simple extension, mais une véritable évolution vers ce que Microsoft appelle un « navigateur IA » : un assistant intelligent et dynamique qui vous suit tout au long de votre navigation. Mustafa Suleyman, PDG de Microsoft AI, a décrit ce produit comme un « compagnon intelligent et évolutif » : « Avec votre accord, Copilot peut visualiser et raisonner sur vos onglets ouverts, résumer et comparer des informations, voire effectuer des actions comme réserver un hôtel ou remplir des formulaires. » Cette vision d’un assistant omniprésent et proactif reflète l’ambition de Microsoft de transformer le navigateur en interface centrale de l’interaction avec l’intelligence artificielle. L’annonce intervient juste deux jours après celle d’OpenAI, qui avait présenté son propre navigateur IA, Atlas, dans une démonstration qui suscitait des comparaisons immédiates. Bien que le lancement de Copilot Mode ait été annoncé des semaines à l’avance et qu’il soit le fruit de mois de développement, la ressemblance visuelle entre les deux produits est frappante. Les deux interfaces présentent un panneau de chat intégré au centre de l’écran, une disposition similaire des éléments, et une esthétique minimaliste. Les différences sont mineures : le fond du navigateur Copilot est légèrement plus foncé, le texte remplace le logo, et les boutons de fenêtre suivent les conventions de Windows plutôt que celles de macOS. La seule divergence notable est l’emplacement du mode « ride-along » : dans Edge, il s’affiche dans un nouvel onglet, tandis qu’Atlas le place dans une fenêtre partagée. Cette similitude n’est pas surprenante. Les contraintes fonctionnelles du design des navigateurs modernes limitent les options d’intégration d’un chatbot. La recherche d’une interface claire, intuitive et efficace conduit naturellement à des solutions proches. Cela dit, les différences réelles entre les deux produits se situeront probablement au niveau des modèles d’IA sous-jacents, de leurs capacités d’analyse, de leurs connexions aux services, et de leur intégration dans l’écosystème respectif. En l’absence d’un véritable inventeur du concept, l’importance de ces lancements récents réside dans le contexte stratégique. L’IA est devenue le levier central de la compétition entre géants technologiques. Le fait que Microsoft et OpenAI dévoilent des produits si similaires en si peu de temps souligne la pression croissante pour dominer ce nouveau terrain. Si les apparences sont proches, les enjeux sont bien réels : contrôler l’interface par laquelle les utilisateurs interagiront avec l’IA, et ainsi influencer l’avenir du web.
