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Un capital-risqueur de premier plan mise près de 20 % de son fonds sur des teenagers — voici pourquoi

Kevin Hartz, fondateur d’A* Capital, a récemment révélé que près de 20 % de ses investissements au cours de l’année dernière concernent des jeunes fondateurs âgés de moins de 18 ans, une tendance qui s’est accélérée depuis deux ans, où ce pourcentage n’était que de 5 %. Cette évolution reflète une transformation profonde dans la culture entrepreneuriale, marquée par l’émergence d’un mouvement croissant de jeunes talents qui choisissent de quitter l’éducation formelle pour se lancer dans la création d’entreprises dès l’adolescence. Hartz, lui-même fondateur de Xoom et Eventbrite, observe que de nombreux jeunes, même issus d’universités prestigieuses comme Stanford, se sentent profondément découragés par le système scolaire traditionnel, trop lent et peu stimulant. Il cite des cas concrets, comme une équipe de trois fondateurs dont l’un n’avait même pas son permis de conduire au moment du financement, ou un CTO âgé de 15 ans à l’époque. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large : la montée en puissance de programmes comme Z Fellows, cofondé par Cory Levy, qui accorde des bourses de 10 000 dollars sans prise d’équité à des jeunes fondateurs, y compris des lycéens. Il s’agit d’une évolution naturelle du Thiel Fellowship, lancé par Peter Thiel, mais avec une approche plus dynamique et entrepreneurial. Contrairement aux fondations non lucratives, Z Fellows s’appuie sur une culture de l’action, de la construction rapide et du soutien actif. Y Combinator a également réagi à cette tendance en créant un programme permettant aux étudiants de postuler tout en restant inscrits à l’université, en recevant un financement immédiat, puis en reportant leur participation à la pépinière après leur diplôme. Selon Hartz, plusieurs facteurs convergent pour pousser les jeunes vers l’entrepreneuriat : la montée du coût des études supérieures, la perception d’un environnement universitaire souvent dysfonctionnel, la crainte d’un marché du travail saturé, et surtout l’impact croissant de l’intelligence artificielle, qui rend certaines fonctions obsolètes. Il prévoit une transition vers une économie dominée par les travailleurs indépendants (1099) plutôt que les salariés permanents (W-2), renforçant ainsi une forme d’individualisme technologique. Cette « hyperactivité entrepreneuriale » est amplifiée par les outils accessibles — comme les modèles d’IA générative ou les co-pilotes de codage — qui permettent aux jeunes de construire des produits complexes sans expertise technique approfondie. Hartz reconnaît les enjeux éthiques de financer des adolescents dont la vie peut être entièrement transformée par le succès d’une entreprise. Il évoque le risque de perdre l’expérience typique de l’adolescence, mais souligne aussi la force de l’élan, de la témérité et de la capacité à apprendre en faisant, qualités qu’il a lui-même vécues. Bien que ses deux filles envisagent de suivre une formation universitaire, il reste ouvert à d’autres chemins et cherche à leur offrir des alternatives dès le plus jeune âge. Enfin, Hartz perçoit cette tendance comme le début d’un cycle technologique de grande ampleur, dominé par l’IA, où les applications sont encore à leurs balbutiements. Des domaines comme le CRM intelligent, la productivité assistée par IA ou la création de logiciels autonomes sont à peine explorés. Ce contexte favorable, combiné à la disponibilité des outils et à la motivation des jeunes, explique pourquoi A* Capital place désormais une part significative de son fonds sur des entrepreneurs adolescents — non pas par mode, mais par conviction que le futur de l’innovation se construit déjà dans les salles de classe, parfois même en dehors d’elles.

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