Meta et Prada s’apprêtent-elles à lancer des lunettes intelligentes de luxe ?
Alors, on va bientôt avoir des lunettes Prada avec intelligence artificielle, c’est ça ? C’est en tout cas la rumeur qui circule après avoir vu Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla assis dans la première rangée du défilé Prada Automne-Hiver 2026 à Milan, jeudi dernier. Le fondateur de Meta était vu en conversation avec Lorenzo Bertelli, directeur du merchandising chez Prada et fils de la styliste Miuccia Prada. Bien que Zuckerberg ait récemment travaillé à améliorer son image, notamment en adoptant une tenue plus soignée, il est peu probable qu’il soit venu uniquement pour le spectacle de mode — son déplacement coïncide fortement avec un possible partenariat à venir entre Meta et la maison italienne. En effet, CNBC avait rapporté dès l’été dernier que des lunettes Prada équipées d’IA étaient en développement, parmi d’autres modèles. Pourtant, Meta n’a pas encore officialisé de collaboration. La société n’a pas encore répondu à une demande de commentaire concernant la présence de Zuckerberg à Milan. Jusqu’à présent, les lunettes intelligentes de Meta ont été développées en partenariat avec EssilorLuxottica, le géant franco-italien des lunetteries et fabricant des Ray-Ban. Depuis leur lancement, ces modèles, initialement sous la marque Ray-Ban Stories, ont connu une forte croissance. En février, la société a annoncé avoir vendu plus de 7 millions d’unités de lunettes intelligentes en 2025, contre 2 millions l’année précédente. Ces ventes incluent à la fois les Ray-Ban Meta et les Oakley Meta, plus orientées vers les sportifs. À présent, l’arrivée de lunettes Prada avec IA pourrait être la prochaine étape. Ce serait logique, puisque Prada et EssilorLuxottica ont récemment renouvelé leur accord de licence pour les marques Prada et Miu Miu, cette fois jusqu’en 2035. Ce partenariat ouvre la voie à une intégration technologique dans un segment haut de gamme, jusqu’ici peu touché par les lunettes Meta. Les lunettes Prada pourraient ainsi positionner les produits de Meta comme des objets de luxe, renforçant ainsi la perception de la marque au-delà de la technologie. Cela pourrait aussi aider à déplacer l’image de Meta, souvent associée à la surveillance, vers un univers plus élégant et raffiné. Toutefois, ce projet n’est pas sans risque. Le public devient de plus en plus sensible aux questions de vie privée. Les récents retraits de caméras comme Ring ou les attaques contre les appareils Flock montrent une réticence croissante face aux dispositifs de surveillance. Une récente information du New York Times, selon laquelle Meta pourrait intégrer une reconnaissance faciale dans ses lunettes, a suscité de vives critiques, même si le produit reste globalement bien accueilli. Cette controverse a même poussé un développeur à créer une application capable d’avertir les utilisateurs s’ils sont en présence de quelqu’un portant ces lunettes intelligentes. Ainsi, si les lunettes Prada IA deviennent réalité, Meta devra trouver un équilibre délicat entre innovation, luxe et respect de la vie privée.
