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Google lance un satellite IA pour tester ses TPUs en orbite

Google prépare le lancement d’un satellite équipé de puces de traitement tensoriel, ses processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, le 1er octobre à bord d’une fusée SpaceX Falcon 9. Cette mission, baptisée Suncatcher, a pour objectif principal d’évaluer la résistance du matériel de l’entreprise aux contraintes extrêmes de l’environnement spatial, notamment le stress mécanique du décollage, les radiations cosmiques et les fluctuations thermiques. Bien que les tests au sol aient démontré la capacité des TPU à supporter de fortes accélérations et des niveaux élevés de rayonnement, Google souligne que certaines conditions ne peuvent être reproduites qu’en orbite basse. Le satellite testera également un nouveau système de refroidissement combinant caloducs et radiateurs. Selon Travis Beals, directeur principal de la gestion de produits pour le projet, les puces ne pourront fonctionner que pendant environ quinze minutes à la fois avant de devoir s’arrêter pour éviter la surchauffe. Cette approche progressive reflète une stratégie d’ingénierie méthodique, visant à identifier les points de défaillance et à intégrer les enseignements dans les missions futures. Cette expérimentation s’inscrit dans une vision plus large de Google : remplacer partiellement les centres de données terrestres par une constellation de satellites autonomes alimentés par l’énergie solaire. Des concepts similaires ont déjà été évoqués par des dirigeants du secteur technologique, dont Elon Musk, Jeff Bezos et l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt. L’entreprise compte déployer deux autres satellites dotés de processeurs dédiés l’année prochaine, renforçant ainsi son engagement à explorer le calcul intensif dans l’espace comme solution évolutive pour l’intelligence artificielle. Si cette initiative reste à un stade prototype, elle marque un pas significatif vers l’infrastructure de calcul distribué dans l’espace. Les résultats de cette première orbite permettront de valider ou d’ajuster les technologies thermiques et de traitement des données avant un déploiement à plus grande échelle. En testant les limites du matériel en conditions réelles, Google explore une nouvelle voie pour soutenir la croissance exponentielle des modèles d’intelligence artificielle tout en réduisant la dépendance aux infrastructures terrestres gourmandes en énergie.

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