Zuckerberg annonce une nouvelle initiative d'infrastructure IA pour Meta
En 2023, Meta avait annoncé des projections de dépenses en capital ambitieuses, mettant en avant son intention de renforcer massivement son infrastructure pour soutenir son développement en intelligence artificielle. Susan Li, directrice financière de la société, avait alors souligné que la construction d’une infrastructure IA de pointe serait un avantage stratégique essentiel pour concevoir les meilleurs modèles et expériences produits. À présent, la société met en œuvre concrètement cette promesse avec l’annonce, lundi, de Meta Compute, un nouvel élan visant à accroître considérablement sa capacité énergétique et technologique. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a déclaré que la société prévoyait de construire des dizaines de gigawatts d’infrastructure d’ici la fin de la décennie, et des centaines voire plus à long terme. « La manière dont nous concevons, investissons et collaborons pour développer cette infrastructure deviendra un avantage stratégique », a-t-il écrit sur Threads. Un gigawatt équivaut à un milliard de watts, et l’essor de l’IA, très exigeant en énergie, pourrait entraîner une hausse exponentielle de la consommation électrique aux États-Unis, passant de 5 à 50 gigawatts selon certaines estimations. Trois dirigeants ont été désignés pour piloter ce projet majeur. Santosh Janardhan, responsable de l’infrastructure mondiale depuis 2009, assurera la direction de l’architecture technique, de la pile logicielle, du programme de puces, de la productivité des développeurs, ainsi que de la construction et de l’exploitation de la flotte mondiale de centres de données et du réseau. Daniel Gross, qui a rejoint Meta l’an dernier, est le co-fondateur de Safe Superintelligence, avec l’ancien directeur scientifique d’OpenAI, Ilya Sutskever. Il dirigera un nouveau groupe chargé de la stratégie à long terme en matière de capacité, des partenariats avec les fournisseurs, de l’analyse sectorielle, de la planification et de la modélisation économique. Enfin, Dina Powell McCormick, ancienne fonctionnaire du gouvernement et récente recrue de Meta en tant que présidente et vice-présidente, s’occupera des relations avec les autorités publiques pour faciliter la construction, le déploiement, l’investissement et le financement de l’infrastructure. Ce projet s’inscrit dans une course mondiale à la préparation des environnements cloud capables de supporter l’IA générative. D’autres géants de la tech, comme Microsoft, intensifient leurs partenariats avec des fournisseurs d’infrastructure, tandis qu’Alphabet, le groupe mère de Google, a acquis en décembre la société de centres de données Intersect. Meta, en lançant Meta Compute, s’impose comme un acteur clé dans cette bataille technologique, combinant innovation, investissement massif et collaboration avec les pouvoirs publics. L’entreprise cherche à s’assurer non seulement d’être en avance sur la technologie, mais aussi de maîtriser les chaînes d’approvisionnement énergétiques et industrielles essentielles à l’essor de l’IA. TechCrunch a contacté Meta pour obtenir davantage de détails sur cette initiative, dont les implications pour l’industrie, l’économie et l’environnement pourraient être profondes.
