OpenAI signale une hausse des recherches fiscales sur ChatGPT
OpenAI a révélé mardi une augmentation spectaculaire de l'utilisation de son assistant virtuel ChatGPT par les contribuables américains à la veille de la date limite des impôts. Selon les données partagées par l'entreprise, les recherches liées aux taxes sur la plateforme ont triplé au premier trimestre 2026 par rapport à l'année précédente, représentant une multiplication par quatre des requêtes spécifiques. Cette tendance s'inscrit dans une adoption massive de l'intelligence artificielle pour la gestion fiscale aux États-Unis. Les statistiques détaillent trois domaines principaux d'intérêt pour les utilisateurs. Un tiers des requêtes concernaient les salaires et les withholdings, soit les retenues à la source. Plus de 30 % des questions portaient sur l'aide au remplissage des formulaires et l'utilisation de logiciels de déclaration fiscale. Enfin, environ 10 % des demandes visaient des questions relatives aux investissements et à la déclaration de revenus de retraite. Malgré cet engouement, OpenAI a immédiatement placé un avertissement clair à côté de ces chiffres sur un graphique publié sur son réseau social X. Le texte précise explicitement que ChatGPT n'est pas conçu pour remplacer les conseils professionnels. Cette prudence est justifiée par les résultats d'une enquête menée par Adobe auprès de 1 010 salariés à temps plein. Les données montrent que les employés américains sont 136 % plus susceptibles d'utiliser l'IA pour leurs déclarations fiscales cette année comparé à l'an dernier. L'adoption a ainsi bondi de 11 % en 2024 à 26 % pour les déclarations de 2025 déposées en 2026. Pourtant, cette utilisation croissante soulève des inquiétudes parmi les experts du secteur fiscal. Des spécialistes avertissent que les systèmes d'intelligence artificielle peuvent commettre des erreurs significatives, ce qui pourrait avoir des conséquences financières coûteuses pour les contribuables qui s'y fient trop. Bien que des géants du secteur comme H&R Block et TurboTax aient intégré des fonctionnalités d'IA dans leurs propres outils, le risque inhérent aux chatbots et aux agents autonomes demeure. La complexité du droit fiscal américain nécessite une précision que ces technologies ne garantissent pas encore à 100 %. Les analystes soulignent qu'il convient donc de procéder avec une grande prudence lorsqu'on confie à une IA la gestion de dossiers fiscaux aussi sensibles. Si l'outil peut servir de première ligne de recherche ou d'aide à la compréhension, il ne doit en aucun cas remplacer l'expertise d'un professionnel qualifié. L'augmentation de quatre fois des requêtes témoigne d'un changement majeur dans les habitudes des contribuables, mais OpenAI insiste sur le fait que la responsabilité finale et la véracité des déclarations incombent toujours à l'usager.
