J’ai tenté le « vibe coding » avec ChatGPT pour éviter le travail ingrat — et voici ce que j’ai appris
Mon expérience de « vibe coding » avec ChatGPT m’a appris bien plus que la simple automatisation d’une tâche fastidieuse. En tant que journaliste, je détestais devoir surveiller manuellement les comptes X de plusieurs dirigeants technologiques — Donald Trump, Elon Musk et Sam Altman — sans aucune récompense personnelle. Mon objectif ? Créer une page web unique affichant leurs publications en temps réel, sans avoir à ouvrir chaque compte. Malgré mon absence totale de compétences en programmation, j’ai décidé d’essayer d’obtenir ce résultat grâce à l’IA. À 14h, j’ai lancé la session en expliquant à ChatGPT que je ne savais rien du code. Il a proposé un plan détaillé : installer des outils, créer des fichiers et lancer un serveur local via le Terminal. Le code généré était long, mais je l’ai copié dans TextEdit. Lors du lancement, une erreur est apparue dans chaque colonne. J’ai suivi ses conseils pour ajuster la fréquence de mise à jour et essayer un autre lien RSS, mais les erreurs se sont succédé. À chaque tentative de correction, de nouvelles erreurs apparaissaient. Finalement, ChatGPT a commencé à me demander des actions complexes, au-delà de mes capacités, avant de me bloquer avec une erreur « gateway timeout » pendant deux heures. Vers 19h, j’ai demandé de l’aide à mon partenaire, informaticien de formation. Il m’a mis en garde : je traitais l’IA comme un moteur de recherche, alors qu’elle devait être vue comme un mentor patient. Il m’a conseillé de simplifier : un seul compte d’abord, pas de données réelles tout de suite. Il m’a aussi suggéré de « parler à ChatGPT comme à un enfant très intelligent » — poser des questions, demander des explications, comprendre chaque étape. J’ai appliqué ces conseils. J’ai demandé à l’IA comment bien formuler ma demande. Elle a alors proposé de créer d’abord un « flux fictif » avec des posts simulés. J’ai suivi les étapes, nommé les fichiers correctement, collé le code. Le résultat : trois colonnes avec des publications imaginaires. Ensuite, ChatGPT m’a montré précisément quel code modifier pour passer aux données réelles. Une nouvelle erreur est survenue, mais cette fois, elle m’a suggéré de changer de navigateur — Safari ou Firefox — plutôt que Chrome. J’ai testé, et en 30 secondes, mon application fonctionnait : une page web affichant les derniers tweets de Trump, sans avoir à me connecter à Truth Social. Cette expérience m’a enseigné que l’IA n’est pas une solution magique. Même avec un outil aussi puissant que ChatGPT, les erreurs sont fréquentes si on ne comprend pas le processus. Ce qui fonctionne, c’est une approche progressive : commencer par un prototype simple, tester, comprendre chaque modification, puis évoluer. L’IA est un outil collaboratif, pas un substitut à la réflexion. Elle excelle quand l’utilisateur est curieux, patient et prêt à apprendre. Des experts en informatique confirment que les limites de l’IA apparaissent clairement quand l’utilisateur manque de fondamentaux. Mais pour les tâches quotidiennes, même simples, l’IA peut être un allié précieux — à condition de savoir comment l’interagir. Mon temps passé à coder n’a pas été perdu : j’ai gagné une compréhension plus profonde de la logique derrière le code, et surtout, une petite liberté quotidienne.
