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Quantum Elements lance une plateforme IA pour accélérer la mise au point de l'informatique quantique grâce aux jumeaux numériques

La startup Quantum Elements, sortie de l’ombre cet automne avec le soutien de QNDL Participations et de l’École d’ingénierie Viterbi de l’Université de Southern California (USC), lance sa plateforme Constellation, une solution d’IA et de jumeaux numériques conçue pour accélérer le développement de l’informatique quantique commerciale et tolérante aux erreurs. En combinant l’intelligence artificielle, les agents d’IA, la compréhension du langage naturel et des outils de simulation avancés, la plateforme permet aux organisations de concevoir, exécuter et tester des algorithmes quantiques tout en créant des jumeaux numériques de systèmes quantiques réels. Ces jumeaux virtuels, basés sur un simulateur de qubits bruités de pointe, reproduisent fidèlement le comportement des architectures quantiques réelles, y compris les effets de bruit, de décohérence et de couplage entre qubits, sans nécessiter d’accès physique à des machines coûteuses et rares. Selon Izhar Medalsy, co-fondateur et PDG de Quantum Elements, l’absence d’un tel outil de simulation à grande échelle a longtemps freiné l’avancement de l’informatique quantique. Contrairement aux systèmes classiques, où un bit est toujours un 0 ou un 1, les qubits varient selon les modalités (superconducteurs, ions piégés, atomes neutres, photonique, spin silicium), chacune avec des caractéristiques uniques en termes de temps de cohérence, de fidélité des portes, de connectivité et d’évolutivité. Cette diversité rend la programmation et l’optimisation des algorithmes extrêmement complexes, car tout doit être « conscient du matériel ». La plateforme Constellation permet de surmonter cette barrière en offrant une représentation numérique précise de n’importe quel système quantique, en intégrant des modèles de bruit réalistes et en permettant l’ajustement dynamique des paramètres. Un test exemplaire a porté sur l’impact du couplage entre qubits (« cross talk ») sur l’algorithme de Shor, utilisé pour la factorisation de grands entiers. Sans simulation, cette expérience aurait pris de 4 à 6 mois et coûté plus de 100 000 dollars, nécessitant plusieurs cycles de fabrication, refroidissement et ajustement. Avec Constellation, l’équipe a pu reproduire virtuellement un processeur IBM, ajuster les paramètres de bruit et de couplage, et atteindre une précision de 99 % pour l’algorithme — un record mondial. Ce type d’expérimentation, qui se déroule en minutes au lieu de mois, représente une amélioration de 100 fois en vitesse de développement et 20 fois en productivité. Quantum Elements, fondée il y a deux ans par Medalsy, Daniel Lidar (directeur du centre de recherche en informatique quantique de l’USC) et Amir Yacoby (professeur à Harvard et membre de l’Académie nationale des sciences), a déjà établi des partenariats stratégiques avec des géants comme IBM, AWS, Nvidia, Rigetti et Quantum Machines, ainsi qu’avec les universités USC et UCLA. Pour Medalsy, cette technologie n’est pas une simple avancée, mais un pilier indispensable à l’évolution de l’informatique quantique, comparable aux simulateurs de vol dans l’aéronautique ou aux jumeaux numériques dans l’industrie classique. L’IA, selon lui, est devenue le « composant manquant » pour débloquer le potentiel de l’informatique quantique.

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