Citations IA hallucinées à traiter comme faute scientifique
Dans une correspondance publiée le 27 octobre 2026 par la revue Nature, Jan Pisek, chercheur à l’Université de Tartu, en Estonie, affirme que les citations inventées par des outils d’intelligence artificielle devraient être considérées comme une faute scientifique. Il réagit à une information selon laquelle la plateforme arXiv, spécialisée dans les prépublications, exclurait désormais les articles contenant des références hallucinées, c’est-à-dire des sources citées qui n’existent pas réellement. Ce sujet alimente un débat au sein de la communauté scientifique sur la nature exacte de la responsabilité des auteurs. Certains estiment qu’une citation fausse générée par un assistant IA relève surtout d’une erreur de vérification, tandis que d’autres, comme Jan Pisek, considèrent qu’il s’agit d’un manquement à l’intégrité de la recherche. Selon cette position, publier une référence non vérifiée revient à diffuser une information sans fondement, même si l’erreur provient d’un outil automatique. L’auteur souligne que l’utilisation croissante de systèmes génératifs dans la rédaction scientifique ne décharge pas les chercheurs de leur obligation de contrôler chaque source citée. Une citation hallucinée peut donner l’apparence de la rigueur tout en affaiblissant la confiance dans les publications, notamment lorsque les lecteurs, les évaluateurs ou les plateformes de prépublications peinent à repérer le problème. Cette prise de position s’inscrit dans une réflexion plus large sur la manière dont les revues, les laboratoires et les plateformes doivent encadrer l’usage de l’intelligence artificielle. Elle appelle à des règles claires, afin d’éviter que les contenus scientifiques soient contaminés par des références inventées et pour préserver la crédibilité de la recherche publiée.
