HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

Meta s’engage dans trois accords nucléaires pour alimenter ses data centers en 6 GW d’électricité durable

Meta a annoncé aujourd’hui trois accords pour approvisionner ses centres de données en électricité nucléaire, marquant une avancée significative dans la transition énergétique des géants de la technologie. Ces partenariats impliquent trois acteurs différents : Oklo et TerraPower, deux startups spécialisées dans les réacteurs nucléaires modulaires de petite taille (SMR), ainsi que Vistra, un groupe énergétique établi. L’objectif est de fournir au total plus de 6 gigawatts (GW) de capacité de production d’ici les premières années 2030, une quantité cruciale pour soutenir la croissance exponentielle de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques. Le contrat le plus immédiat concerne Vistra, qui fournira 2,1 GW d’électricité provenant de deux centrales nucléaires existantes, Perry et Davis-Besse, dans l’Ohio. En parallèle, Vistra va moderniser ces installations et celle de Beaver Valley, en Pennsylvanie, pour ajouter 433 mégawatts (MW) supplémentaires, opération qui devrait être achevée au début des années 2030. L’électricité des centrales existantes est actuellement la plus compétitive, ce qui rend ce partenariat particulièrement avantageux en termes de coûts. Meta a également signé un accord de 1,2 GW avec Oklo, une startup qui a fait sa publicité via un SPAC en 2023. Oklo prévoit de déployer ses réacteurs Aurora Powerhouse, de 75 MW chacun, dans le comté de Pike, en Ohio, avec un démarrage prévu dès 2030. Bien que l’entreprise ait déjà remporté un contrat avec le data center Switch, elle peine encore à obtenir l’approbation de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) pour sa conception, ce qui représente un obstacle majeur. Le troisième accord, avec TerraPower – une startup cofondée par Bill Gates – prévoit l’approvisionnement de 690 MW d’électricité dès 2032, avec la possibilité d’acquérir six unités supplémentaires, portant la capacité totale à 2,8 GW, complétée par 1,2 GW de stockage d’énergie. Le design de TerraPower repose sur un réacteur à sels fondus, capable de stocker l’énergie thermique pour une utilisation ultérieure, offrant une flexibilité inédite. L’entreprise, en collaboration avec GE Hitachi, construit déjà sa première centrale à Wyoming, ce qui renforce sa crédibilité. Ces accords résultent d’un appel d’offres lancé par Meta en décembre 2024, visant à sécuriser entre 1 et 4 GW de capacité d’ici 2030, dans un contexte de saturation du réseau PJM, qui couvre 13 États du Midwest et de l’Est des États-Unis, devenu un terrain de compétition intense pour les data centers. Bien que les termes financiers n’aient pas été révélés, les coûts des SMR restent incertains, avec des objectifs de 50 à 60 $/MWh pour TerraPower et 80 à 130 $/MWh pour Oklo – des chiffres qui devront être validés par la production à grande échelle. Ces partenariats illustrent la montée en puissance du nucléaire dans l’écosystème technologique, offrant aux startups une opportunité de prouver la viabilité économique de leurs modèles, tout en répondant à la demande croissante d’électricité fiable, propre et continue pour l’IA.

Liens associés

Meta s’engage dans trois accords nucléaires pour alimenter ses data centers en 6 GW d’électricité durable | Articles tendance | HyperAI