HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

Larry Ellison perd 49 milliards de dollars en 2026 après le krach des actions logicielles

Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, a vu sa fortune s’effondrer de 49 milliards de dollars en 2026, marquant ainsi la plus forte perte de richesse jamais enregistrée pour un milliardaire cette année, selon l’indice des milliardaires Bloomberg. À la clôture mercredi, sa fortune s’élevait à 199 milliards de dollars, contre 247 milliards au 1er janvier. Une chute de 5 % du cours d’Oracle, qui a fait perdre environ 9 milliards de dollars à Ellison en une seule journée, a accentué cette dégringolade. Cette baisse s’inscrit dans le contexte d’un vaste retrait des investisseurs sur les actions des logiciels, déclenché par la sortie la semaine dernière par Anthropic de plugins pour son agent d’intelligence artificielle Claude Cowork. Ces outils, capables d’automatiser des tâches complexes dans les domaines du droit, des ventes, de la finance, du marketing et de l’analyse de données, menacent de réduire la dépendance des entreprises vis-à-vis des logiciels externes fournis par des géants comme Adobe, Salesforce, Intuit ou Atlassian. Ces sociétés ont vu leurs actions chuter en début de semaine, avant une légère reprise mercredi, certains investisseurs jugeant la correction excessive. Ellison n’a pas été le seul grand patron de la tech à subir une baisse significative de sa fortune ce jour-là. Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, a perdu environ 11 milliards de dollars, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a vu sa richesse diminuer de 8 milliards, tandis que Larry Page, Sergey Brin (cofondateurs d’Alphabet), Jeff Bezos (Amazon) et Jensen Huang (Nvidia) ont chacun vu leur patrimoine baisser d’environ 5 milliards, en raison de baisses de plus de 2 % de leurs actions respectives. Oracle a misé lourdement sur la révolution de l’intelligence artificielle, concluant des partenariats stratégiques avec des acteurs clés comme Nvidia et OpenAI, dans l’objectif de devenir un leader dans la fourniture de centres de données nécessaires au fonctionnement des systèmes d’IA. Toutefois, cette stratégie ambitieuse, accompagnée d’un accroissement important de la dette et d’un déploiement massif de ressources, a suscité des inquiétudes quant à la santé financière de l’entreprise. Les « obligations de performance restantes » d’Oracle — c’est-à-dire les ventes contractées mais non encore comptabilisées comme revenus — ont explosé de 438 % en un an, atteignant 523 milliards de dollars fin novembre, soit près de dix fois le chiffre d’affaires de 53 milliards de dollars enregistré l’an dernier. Michael Burry, célèbre pour son pari contre le marché immobilier avant la crise de 2008, a critiqué cette stratégie. « Oracle n’avait pas besoin de faire ça », a-t-il déclaré, en soulignant que l’entreprise disposait déjà d’un modèle économique solide. « Je ne comprends pas pourquoi elle a fait ce choix. Je pense que l’ego pourrait être derrière tout cela. » Dans un message publié la semaine dernière, Burry a ajouté qu’il n’aimait pas la position actuelle d’Oracle ni les investissements risqués qu’elle entreprend, les qualifiant de peu justifiés et difficilement compréhensibles.

Liens associés

Larry Ellison perd 49 milliards de dollars en 2026 après le krach des actions logicielles | Articles tendance | HyperAI