Trump renomme l'IA « super intelligence »
Le président américain Donald Trump a réuni cette semaine les principaux dirigeants de l'industrie technologique à la Maison Blanche. Lors de cet événement, l'administration a annoncé la création d'une nouvelle Force d'intelligence supérieure et la signature d'un accord de sécurité volontaire. Sur le plan officiel, un décret présidentiel impose désormais aux représentants de l'État de désigner cette technologie par le terme super intelligence plutôt que intelligence artificielle. L'accord conclu, intitulé Engagement conjoint sur les responsabilités des frontières technologiques, ne possède aucune valeur juridique opposable. Le président Trump a précisé qu'il le considérait comme moralement engageant. Les observateurs demeurent sceptiques quant à son impact réel, soulignant la précipitation de sa finalisation, visible notamment par une erreur de frappe sur le nom du pays dans le document final. Par ailleurs, les divergences internes au sein de l'administration américaine ne sont pas résorbées. Si le département du Trésor entretient des relations constructives avec certains acteurs du secteur, le département de la Défense continue de formuler des réserves profondes concernant Anthropic et le déploiement de ses modèles dans le domaine de la sécurité nationale. Pour les experts interrogés, la véritable portée de cet épisode réside dans une stratégie de communication plutôt que dans une régulation contraignante. Le changement de terminologie constitue un réétiquetage ciblé pour modifier la perception publique. Tandis que le vocable intelligence artificielle suscite fréquemment des inquiétudes sur l'automatisation des emplois ou les risques systémiques, l'expression super intelligence est présentée comme une version maîtrisée et économiquement bénéfique. Cette initiative s'inscrit dans une orientation gouvernementale privilégiant l'acceleration de l'innovation et la position de leader américain, tout en maintenant une absence de cadre législatif restrictif. En conclusion, cet événement marque un infléchissement significatif du discours institutionnel sur les technologies émergentes. Les engagements volontaires des dirigeants ne substituent pas à une législation structurée, mais ils attestent d'une volonté de répondre aux interrogations sociétales par le dialogue et la promotion industrielle. La requalification sémantique et le pacte moralish visent à instaurer un climat de coopération sans recourir à des mécanismes de contrôle formels, laissant subsister des débats sur l'effectivité de ces mesures de gouvernance douce.
