95后哈佛华人打造AI搜索新巨头,融资6亿估值50亿,誓要超越谷歌
En 2021, Jeffrey Wang, un jeune diplômé de Harvard né en 1995, et son camarade de chambre américain Will Bryk ont fondé Exa, une start-up spécialisée dans l’exploration de l’information par intelligence artificielle. À l’automne 2025, la société a annoncé la levée de 85 millions de dollars (environ 6,16 milliards de yuans) lors de sa série B, portant sa valorisation à 700 millions de dollars. Ce financement a été mené par Benchmark, avec des participations de Lightspeed, NVIDIA et Y Combinator. Peter Fenton, associé chez Benchmark, rejoindra également le conseil d’administration d’Exa. Créée avant l’essor massif des chatbots comme ChatGPT, Exa s’est positionnée dès le départ comme une alternative technologique destinée non pas aux humains, mais aux systèmes d’intelligence artificielle. Selon les fondateurs, « le monde a besoin d’un moteur de recherche meilleur que Google, et nous sommes capables de le construire ». Leur vision : devenir « le Google des IA », en répondant à des besoins spécifiques que les moteurs traditionnels ne peuvent satisfaire. Exa propose une solution sur mesure pour les applications d’IA, avec six caractéristiques clés. Premièrement, elle priorise les contenus de haute qualité, en éliminant les résultats optimisés pour le référencement (SEO) ou les publicités. Grâce à un algorithme de classement conçu pour valoriser l’information fiable, Exa garantit que l’IA ne « mange pas de la poubelle pour produire de la poubelle ». Deuxièmement, elle ne se contente pas de fournir des liens : elle extrait intégralement le contenu des pages, ce qui permet à l’IA d’analyser directement les informations sans devoir les recharger. Troisièmement, la vitesse est essentielle. Contrairement aux humains, les IA exécutent des dizaines de requêtes par seconde, souvent dans des chaînes complexes d’actions. Exa a donc conçu une API ultra-rapide, Exa Fast, dont le délai moyen (P50) est inférieur à 450 millisecondes — bien en dessous du seuil critique de 700 ms des solutions basées sur Google. Des tests menés depuis la Californie du Nord ont révélé des latences moyennes de seulement 50 ms. Quatrièmement, Exa propose une capacité de calcul élevée via son outil Websets, capable d’effectuer des recherches massives et profondes, notamment pour des applications nécessitant une analyse de données complexes comme les profils d’entreprises ou les profils professionnels. Cinquièmement, le moteur est entièrement personnalisable : les entreprises peuvent exclure des domaines, créer des filtres spécifiques ou des classificateurs sur mesure pour leurs besoins. Sixièmement, Exa garantit une « suppression zéro des données » : aucune requête n’est stockée, ni sur les serveurs principaux ni sur les sous-processus. Cette caractéristique, rare dans l’industrie, est rendue possible car Exa n’exploite pas les résultats de Google. Au contraire, elle a construit son propre système de collecte de données, entraîné des modèles d’IA et développé une base de données vectorielle à grande échelle, permettant une recherche complète sans compromis sur la confidentialité. Avec une ambition claire, Exa prévoit d’étendre son index à l’échelle mondiale et de déployer un cluster de GPU cinq fois plus puissant. Son objectif ultime ? Dépasser Google, non pas comme moteur pour humains, mais comme infrastructure fondamentale pour l’intelligence artificielle. Le fondateur Jeffrey Wang, originaire de Chine, a étudié à Harvard avant de travailler trois ans chez Plaid, une entreprise de fintech. Son co-fondateur Will Bryk est à la tête de l’entreprise en tant que CEO. La société compte également plusieurs talents chinois, notamment Benjamin Chen (Harvard), Hubert Yuan (Tao班, Tsinghua), Zixi An (CMU), Felicia M. Tang (UC Berkeley) et Benjamin Y. Chan (Cornell). Exa incarne une nouvelle génération de technologies fondamentales, conçues non pas pour remplacer Google, mais pour servir l’ère de l’IA. Son succès dépendra de sa capacité à maintenir sa vitesse, sa qualité et sa confidentialité à grande échelle. Le temps dira si cette jeune start-up, portée par des talents internationaux et une vision audacieuse, peut véritablement réinventer la recherche d’information.
