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Test génétique prédit réponse à la chimiothérapie dans le cancer du sein

Une nouvelle étude menée par l'Institut Karolinska démontre que l'analyse génétique des tumeurs du cancer du sein permet d'identifier les patientes qui ne bénéficient pas de la chimiothérapie administrée avant la chirurgie. Ces résultats, publiés dans la revue Nature Communications, ouvrent la voie à des traitements plus personnalisés. L'essai clinique suédois PREDIX LumB a inclus 179 patientes atteintes d'un cancer du sein hormonodépendant et négatif pour le récepteur HER2. Toutes ont reçu une combinaison de chimiothérapie et de thérapie hormonale associée au palbociclib, un médicament ralentissant la division des cellules cancéreuses. Cependant, l'ordre d'administration a varié : certains ont suivi la chimiothérapie en premier, d'autres le palbociclib en premier. Les chercheurs ont constaté que ces deux séquences entraînaient globalement une réduction similaire de la taille des tumeurs et un taux de survie comparable. Néanmoins, l'analyse a révélé une sous-catégorie de tumeurs montrant une réponse médiocre à la chimiothérapie mais une meilleure efficacité avec le palbociclib combiné aux thérapies hormonales. Pour comprendre ce phénomène, les scientifiques ont examiné l'expression génique des tissus tumoraux prélevés avant le début du traitement. Ils ont ainsi développé un modèle appelé CDKPredX, capable de prédire quelles tumeurs répondront mal à la chimiothérapie mais bien à l'association avec le palbociclib. Alexios Matikas, premier auteur de l'étude et doctorant au département d'Oncologie-Pathologie, souligne l'absence actuelle de méthodes fiables pour déterminer à l'avance l'efficacité de la chimiothérapie néoadjuvante. Selon lui, l'expression génique tumorale fournit désormais des informations cruciales. Le modèle CDKPredX repose sur des motifs spécifiques liés à la division cellulaire, à la signalisation hormonale et au système immunitaire. Les tests réalisés sur d'autres groupes de patients ont confirmé la validité de ces schémas d'expression génique. À long terme, cette approche pourrait permettre aux patientes d'éviter des traitements inefficaces comme la chimiothérapie et de se tourner directement vers des thérapies plus prometteuses. Toutefois, Theodoros Foukakis, professeur au même département et auteur principal, rappelle que des études complémentaires sont nécessaires avant l'intégration de cette méthode dans la pratique clinique courante. Les chercheurs insistent sur le caractère exploratoire de ce travail et précisent que l'analyse génétique n'est pas encore prête pour une utilisation clinique immédiate. Néanmoins, ces résultats apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes responsables des différences de réponse aux traitements entre les différentes tumeurs.

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