Floride vise OpenAI pour un ChatGPT imitant l'humain
Le procureur général de Floride, James Uthmeier, a demandé à un juge d'interdire à OpenAI d'attribuer de fausses caractéristiques humaines à ChatGPT. Cette requête s'inscrit dans une action en justice initiée il y a quelques mois sur des motifs de sécurité. Selon les arguments soulevés par Uthmeier, l'emploi de pronoms à la première personne et d'un langage simulant les émotions par le modèle d'intelligence artificielle induit les utilisateurs en erreur en leur suggérant une fiabilité et une amitié fictives. Cette stratégie viserait à accroître l'engagement des publics, à alimenter les données d'entraînement de l'entreprise et à encourager une dépendance croissante envers un outil dont la fiabilité reste contestée. OpenAI n'a pas immédiatement répondu à ces accusations. Le procureur général appelle explicitement l'éditeur à cesser de présenter le chatbot comme sûr, d'imiter l'humain et de le commercialiser auprès des mineurs. Cette mise en garde intervient peu après le lancement de ChatGPT for Teens, une version pour adolescents dotée de restrictions activées par défaut. Dans sa présentation, OpenAI a justifié cette démarche en affirmant que l'accès à l'outil doit inclure des protections adaptées au développement des jeunes, renforcer les relations du monde réel et favoriser une utilisation équilibrée sur le long terme. L'affaire met en lumière les débats contemporains sur la responsabilité éthique des développeurs d'IA, entre pression commerciale, transparence des capacités algorithmiques et nécessité de protéger les utilisateurs vulnérables face à des systèmes conversationnels de plus en plus immersifs.
