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New York devient la nouvelle capitale mondiale de la tech juridique, attirant les startups et les talents du droit

New York devient la nouvelle capitale mondiale de la technologie juridique, surpassant même San Francisco comme centre d’innovation dans ce domaine. Sous la direction de l’entrepreneur suédois Max Junestrand, Legora, une startup de technologie juridique valorisée à 1,8 milliard de dollars, a récemment signé un bail de cinq ans pour deux étages à 838 Broadway, un immeuble rénové au sud de Union Square. Cette expansion fait suite à plusieurs déménagements successifs depuis sa création en 2023, passant d’un espace de coworking à des bureaux plus grands, reflétant une croissance fulgurante. L’entreprise, qui fournit des logiciels d’entreprise à des cabinets d’avocats de renom comme Goodwin et Cleary Gottlieb, exige que ses employés soient présents cinq jours par semaine, soulignant son engagement dans une culture de proximité avec ses clients. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte plus large : les clients corporates poussent les cabinets juridiques à adopter des outils numériques pour réduire les coûts et améliorer l’efficacité. En 2024, New York abritait 187 656 avocats, le plus grand nombre aux États-Unis, dépassant même la Californie. Sept des vingt plus grands cabinets américains sont basés à New York, et tous les autres y ont une présence importante. « New York est la capitale mondiale des services juridiques », affirme Patrick Forquer, vice-président mondial du revenu chez Legora, soulignant que pour conquérir le marché, il faut d’abord conquérir la ville. D’autres géants du secteur suivent le mouvement. Harvey, une startup californienne en plein essor, a triple sa superficie à New York avec un bail de 10 ans à One Madison Avenue, totalisant 97 000 pieds carrés. Clio, la plateforme canadienne de gestion juridique, cherche activement un espace à New York après une levée de 500 millions de dollars. Des startups comme Spellbook, Crosby et Covenant, qui proposent des services juridiques directement aux clients, ont également choisi la ville. Hebbia, soutenue par Andreessen Horowitz, a même ouvert un bureau à San Francisco, mais son siège reste à New York, où son fondateur George Sivulka affirme que la proximité avec les clients permet des décisions plus rapides et des retours plus immédiats. Pour les fondateurs, la ville offre un accès privilégié à un vivier d’avocats expérimentés. Jen Berrent, ancienne avocate chez WeWork, a fondé Covenant, une plateforme qui analyse les documents de fonds pour investisseurs privés, en s’appuyant sur des modèles d’intelligence artificielle d’OpenAI, Anthropic et Google. Elle n’a pas besoin d’ingénieurs spécialisés en IA, car son expertise réside dans le savoir-faire juridique — et ce savoir-faire est concentré à New York. Son équipe travaille dans un WeWork de Midtown, symbole de la nouvelle dynamique. Les startups rivalisent pour attirer les talents, surtout les jeunes avocats épuisés par les heures de facturation. Des avantages comme des repas gratuits, des congés payés étendus, des aides à la fertilité ou des événements réseaux dans des bars de la ville (comme chez Norm Ai) deviennent des leviers de recrutement. L’ambition est claire : New York n’est plus seulement une place financière, c’est le terrain de jeu où l’avenir de la profession juridique se construit.

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