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NTU équipe des blattes cyborgs d'un scaphandre de secours

Début mars 2025, lors des secours au séisme de 7,7 degrés au Myanmar, une équipe d’intervention singapourienne a intégré une technologie inédite : dix cafards cybernétiques. Développés par le professeur Hirotaka Sato à l’Université technologique de Nanyang, ces insectes vivants sont équipés de micro-modules contenant des caméras infrarouges, des capteurs et des émetteurs sans fil. Le pilotage repose sur l’envoi d’impulsions électriques subtiles aux antennes et à l’abdomen, dirigeant l’animal sans endommager son système nerveux. Récemment publiée dans la revue Nature Communications, la dernière avancée de l’équipe introduit une combinaison étanche permettant à ces créatures de survivre deux à trois heures sous l’eau. Face à l’asphyxie rapide des insectes en milieu aquatique, les chercheurs ont conçu un système de production d’oxygène chimique utilisant une réaction entre dioxyde de manganèse et peroxyde d’hydrogène, fonctionnant sans apport énergétique externe. Une membrane poreuse et des connecteurs en silicone distribuent l’oxygène directement par les stigmates thoraciques, maintenant une concentration suffisante pour la respiration tout en stabilisant la température. Sous charge, le dispositif pèse moins de sept grammes, bien en deçà de la capacité de port de l’insecte. Testé dans un tunnel simulé imitant des décombres empoisonnés au dioxyde de carbone et inondés, le système a permis aux dix sujets de traverser les zones hostiles avec une locomotion stable, surpassant les performances de nombreux robots amphibies miniatures. Cette adaptation ouvre la voie à des missions en environnements hybrides, mêlant gravats et eaux stagnantes. Le projet, initié en 2008, a progressivement ciblé le blatte de Madagascar, choisi pour sa robustesse, sa capacité à porter trois fois son poids et sa stabilité comportementale. Après des années de perfectionnement, l’équipe a automatisé l’assemblage des composants électroniques en moins d’une minute, optimisé la navigation en essaim et prolongé l’autonomie grâce à des algorithmes adaptatifs. Comparé à un robot miniature classique, ce système hybride consomme moins d’énergie tout en bénéficiant de l’efficacité évolutive du mouvement insecte. Au-delà de la recherche et du secours en zones sinistrées, ces insectes sont désormais testés pour l’inspection des canalisations urbaines, capables d’insérer leurs six centimètres dans des fissures de deux centimètres, inaccessibles aux machines traditionnelles. À plus long terme, le professeur Sato envisage d’adapter cette technologie à des conditions extrêmes, incluant le vide et les radiations, en vue d’éventuelles explorations planétaires. Bien que la modification d’êtres vivants soulève des questions éthiques, les chercheurs soulignent l’absence de détresse observable et la réversibilité des dispositifs. Cette convergence entre biologie et microélectronique marque une étape notable vers des systèmes hybrides capables d’opérer dans les environnements les plus hostiles.

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