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Les start-ups de robots humanoïdes admettent enfin : ils sont surestimés

Même les entreprises qui conçoivent des robots humanoïdes estiment qu’ils sont surestimés. Malgré des investissements s’élevant à des milliards de dollars, les start-ups avouent que leurs robots ne parviennent à accomplir que des tâches simples. Bien que les images de robots capables de marcher, de tenir des objets ou de s’exprimer de manière humaine aient suscité un engouement mondial, la réalité sur le terrain reste plus modeste. Les prototypes, souvent exposés lors de conférences technologiques ou démontrés en conditions contrôlées, peinent à fonctionner de manière fiable dans des environnements réels, où les imprévus abondent. Les ingénieurs et dirigeants de ces entreprises reconnaissent que les progrès, bien qu’importants, restent limités. Les robots humanoïdes actuels ont du mal à s’adapter à des situations imprévues, à manipuler des objets de formes variées ou à interagir de manière fluide avec les humains. Leur mobilité, bien qu’améliorée, reste fragile, et leur autonomie énergétique est souvent insuffisante pour des usages prolongés. De plus, la complexité de la perception, de la prise de décision et de l’interaction sociale rend la création d’un robot véritablement autonome un défi encore loin d’être relevé. Certains acteurs du secteur, comme les fondateurs de start-ups spécialisées dans la robotique, admettent en privé que l’excitation médiatique a dépassé la réalité technique. « On a tendance à exagérer ce que les robots peuvent faire aujourd’hui », confie un ingénieur d’une entreprise américaine. « Les démonstrations sont souvent soigneusement préparées, mais en conditions réelles, les systèmes plantent fréquemment. » Cette prise de conscience s’accompagne d’un changement de stratégie. Plutôt que de viser un robot parfaitement humain, certaines entreprises se concentrent désormais sur des applications ciblées, comme l’assistance dans les hôpitaux, le transport de charges lourdes en usine ou l’accompagnement de personnes âgées. Ces usages, plus limités, permettent de déployer des solutions plus stables et rentables, tout en évitant les promesses excessives. En somme, si l’ambition d’offrir des robots humanoïdes capables de cohabiter avec les humains dans des environnements domestiques ou professionnels demeure forte, la réalité actuelle est plus modeste. Les investissements continuent, mais avec une approche plus réaliste, fondée sur des progrès progressifs plutôt que sur des révolutions immédiates. Le chemin vers un robot véritablement autonome et utile dans la vie quotidienne est encore long, et les acteurs du secteur le savent bien.

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