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ChatGPT maîtrise désormais les conteneurs : exécution de Bash, installation de paquets via pip/npm et téléchargement de fichiers en direct

Depuis janvier 2026, ChatGPT a connu une mise à jour majeure de ses fonctionnalités de conteneur, permettant désormais l’exécution directe de commandes Bash, l’installation de packages via pip et npm, ainsi que le téléchargement de fichiers depuis le web. Cette évolution, bien que non officiellement documentée par OpenAI, transforme profondément l’outil en une plateforme d’exécution de code polyvalente. Initialement lancé comme « Code Interpreter » il y a trois ans, puis rebaptisé « Advanced Data Analysis », ce module a désormais évolué pour intégrer un environnement de conteneur enrichi, capable de manipuler plusieurs langages de programmation — y compris Python, JavaScript (Node.js), Ruby, Perl, PHP, Go, Java, Swift, Kotlin, C, C++ — ainsi que des commandes système via Bash. Une fonction clé est container.download, un outil intégré qui permet à ChatGPT d’extraire des fichiers depuis des URLs publiques et de les sauvegarder dans l’environnement local du conteneur. Ce mécanisme a été testé avec succès sur des données comme des fichiers Excel contenant des tendances de qualité de l’air à Los Angeles, démontrant une capacité à naviguer sur le web, identifier des ressources pertinentes, puis les télécharger pour traitement. L’outil fonctionne via un proxy interne sécurisé : packages.applied-caas-gateway1.internal.api.openai.org, qui agit comme une passerelle pour les requêtes de packages. Des variables d’environnement comme PIP_INDEX_URL, UV_INDEX_URL ou NPM_CONFIG_REGISTRY redirigent les installations vers ce proxy, permettant ainsi l’accès à PyPI, npm et d’autres registres sans connexion directe à Internet. L’absence de connexions sortantes est un point de sécurité essentiel. OpenAI a mis en place un système de contrôle rigoureux : container.download ne fonctionne que sur des URLs explicitement mentionnées par l’utilisateur ou découvertes via des requêtes web validées par web.run. Cela limite efficacement les risques d’exfiltration de données via des attaques par injection de prompt. Des tests ont confirmé que ChatGPT ne peut pas construire dynamiquement des URLs contenant des données sensibles dans les paramètres de requête, car ces dernières sont bloquées par des filtres de sécurité similaires à ceux utilisés par Claude. L’ajout du support Bash est particulièrement significatif. Comme le montrent les agents de codage comme Claude Code, la maîtrise de Bash permet à un système d’effectuer presque toutes les tâches d’un terminal — gestion de fichiers, automatisation, installation de dépendances, etc. Cette évolution indique que OpenAI a adopté une approche plus proche de celle d’Anthropic, en privilégiant un environnement d’exécution complet plutôt qu’un simple interpréteur Python. Enfin, une liste complète des outils disponibles a été révélée, incluant des fonctionnalités comme python_user_visible.exec pour exécuter du code visible, web.run pour accéder à Internet, file_search.msearch pour explorer des documents internes, ou encore canmore.create_textdoc pour créer des fichiers de code. Ces outils, combinés, permettent à ChatGPT de mener des projets complexes : télécharger des données, les traiter, installer des bibliothèques, exécuter du code multi-langage, et générer des rapports ou des artefacts. En résumé, cette mise à jour transforme ChatGPT en une véritable machine de développement et d’analyse autonome. Toutefois, le manque de documentation officielle, de notes de version et d’un nom cohérent pour cette fonctionnalité (le terme « ChatGPT Containers » semble désormais approprié) reste un frein pour les utilisateurs sérieux. OpenAI devrait rapidement combler ces lacunes pour tirer pleinement parti de cette avancée technologique.

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