Judge dismisses Musk’s xAI lawsuit against OpenAI in blow to Elon’s legal campaign
Un juge fédéral californien a rejeté mardi une poursuite intentée par xAI, la start-up d’intelligence artificielle fondée par Elon Musk, contre OpenAI, accusée d’avoir recruté des employés pour voler des secrets commerciaux. Cette décision constitue une victoire pour Sam Altman, le dirigeant d’OpenAI, dans un bras de fer juridique qui oppose depuis plusieurs mois les deux milliardaires. Dans son ordonnance, la juge fédérale Rita Lin a estimé que la poursuite manquait de preuves concrètes contre OpenAI. « Notamment absents sont les allégations concernant le comportement d’OpenAI elle-même », a écrit la magistrate. Elle a souligné que xAI n’avait pas fourni de faits indiquant que OpenAI avait incité ses anciens employés à voler des secrets ou que ces derniers auraient utilisé de tels secrets après leur arrivée chez OpenAI. Au lieu de dénoncer une « mauvaise conduite » d’OpenAI, xAI s’appuyait sur la récente embauche de huit anciens employés de sa société, dont des ingénieurs clés comme Jimmy Fraiture et un cadre financier, selon la juge. Cette liste d’embauches, selon Lin, ne suffit pas à établir une violation des lois sur les secrets commerciaux. La juge a toutefois donné à xAI jusqu’au 17 mars pour déposer une plainte révisée, corrigée selon les déficiences relevées. Cette possibilité de réexamen donne à Musk la chance de renforcer son dossier. Ce jugement s’inscrit dans un conflit croissant entre Elon Musk et Sam Altman, qui avaient cofondé OpenAI en 2015 dans une vision non lucrative. Depuis, Musk reproche à OpenAI d’avoir trahi sa mission en adoptant une structure à but lucratif. Il a lancé plusieurs poursuites, dont une contre Altman et OpenAI, accusés d’« avoir trahi » leur engagement initial. OpenAI a riposté en portant plainte pour harcèlement, qualifiant les actions de Musk d’une « campagne prolongée de harcèlement ». Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), OpenAI a salué la décision du juge, la qualifiant de « nouvelle étape » dans la « campagne de harcèlement » menée par Musk. Les avocats d’xAI n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire de Business Insider. La poursuite initiale, déposée l’an dernier, affirmait qu’OpenAI avait mené une « stratégie inquiétante » de recrutement ciblé pour accéder à des informations confidentielles liées à Grok, le chatbot phare d’xAI. Elle alléguait que la société avait violé les lois californiennes et fédérales en « incitant » des anciens employés à voler des secrets. Deux anciens salariés auraient même admis avoir commis ce fait, selon la plainte. OpenAI a toujours nié ces allégations, qualifiant la poursuite de « dernière page » de la stratégie de Musk visant à intimider les employés d’xAI. Dans son mémoire en vue du rejet de la plainte, l’entreprise a souligné que xAI n’avait jamais affirmé qu’OpenAI avait réellement obtenu ou divulgué des secrets commerciaux. « La prétention de xAI en matière de vol de secrets commerciaux échoue en tant que question de droit », ont affirmé ses avocats.
