Atlas de Boston Dynamics livre le ballon du Mondial
Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics a fait son apparition officielle lors de la Coupe du Monde, intervenant directement pendant la rencontre opposant le Brésil à la Norvège. Avant le redémarrage de la seconde période, remportée par la Norvège deux buts à zéro, la machine a remis le ballon au arbitre, captivant les spectateurs par sa précision motrice. Elle a ensuite reproduit la célébration caractéristique de l'attaquant norvégien Erling Haaland. Développé à l'origine en 2013, Atlas est aujourd'hui la propriété du groupe Hyundai Motor Group. Doté de joints articulés permettant une rotation complète à 360 degrés, ce bipède de deux mètres et de cent kilogrammes incarne une nouvelle génération de robots conçus pour évoluer en milieu humain. Son créateur a volontairement privilégié une silhouette et un visage peu intimidants, s'inspirant des codes du dessin animé pour éviter l'effet de vallée étrange qui entoure certains concurrents. À très court terme, la machine sera déployée sur les chaînes de montage de l'usine Hyundai en Géorgie. Cette démonstration spectaculaire s'inscrit dans un élan commercial sans précédent pour le secteur. Les études de Morgan Stanley prévoient une expansion du marché des robots humanoïdes, passant de trois milliards de dollars en 2025 à vingt-huit milliards en 2030. Alors que des entreprises comme Tesla avec son modèle Optimus et plusieurs startups spécialisées préparent leur commercialisation, Boston Dynamics consolide sa présence industrielle et opérationnelle. Le groupe a par exemple fourni des robots-chiens Spot pour assurer la sécurité des installations, démontrant ainsi une maîtrise technique éprouvée au-delà de la simple démonstration médiatique. Si la tentative de créer un footballeur robotique reste à ses débuts, l'intervention d'Atlas à la Coupe du Monde marque un tournant symbolique. Elle illustre la transition rapide des prototypes de laboratoire vers des applications industrielles et commerciales concrètes, confirmant que la robotique humanoïde quitte progressivement le stade de la curiosité technologique pour s'installer dans la réalité économique et quotidienne.
