RAG : structurer les questions avant la recherche
Une nouvelle approche technique vise à corriger les limites des systèmes de génération augmentée par récupération, communément appelés RAG, dans le traitement documentaire d'entreprise. La plupart des architectures actuelles transmettent directement la requête brute d'un utilisateur à une base de données vectorielle, ce qui entraîne fréquemment des réponses partielles ou inexactes en environnement de production. Pour pallier ce problème, des ingénieurs proposent d'insérer une étape de structuration linguistique préalable à la recherche, transformant la question en un schéma de données standardisé. Contrairement aux pipelines standards qui traitent la requête comme une simple chaîne de caractères, cette méthode la convertit en une entrée structurée comportant plusieurs champs explicitement définis : mots-clés, périmètre d'application, forme de réponse attendue, complexité de décomposition et ajustement du contexte. Cette étape génère deux ensembles d'instructions distincts, l'un optimisé pour la phase de recherche documentaire et l'autre pour la génération finale par le modèle de langage. L'architecture repose sur six principes fondamentaux. Elle adopte un schéma relationnel symétrique à celui des documents sources pour faciliter les filtrages croisés. Elle privilégie l'évolution par ajout de colonnes plutôt que par multiplication de branches de code, simplifiant ainsi la maintenance et les tests. Elle sépare rigoureusement les directives de recherche et de génération pour éviter les conflits d'interprétation. Elle remplace la dépendance aux embeddings vectoriels par un dictionnaire expert contrôlé, garantissant une correspondance précise entre le vocabulaire utilisateur et le corpus métier. Elle identifie systématiquement quatre types de requêtes complexes pour éviter la suppression silencieuse de sous-questions. Enfin, elle utilise un routeur déterministe plutôt qu'une prise de décision autonome par l'IA, assurant ainsi une traçabilité complète et conforme aux exigences de conformité. Cette méthode s'adapte transversalement à plusieurs secteurs. Si le schéma technique et les mécanismes de routage restent identiques, seul le dictionnaire métier varie selon les industries, qu'il s'agisse de l'assurance, de la médecine ou de la finance. L'objectif est de remplacer le traitement textuel informel par un pipeline prédictif et auditable. Cette approche, déjà accompagnée de notebooks exécutables et détaillée dans une série d'articles spécialisés, marque une étape vers une intégration plus fiable des systèmes RAG dans les workflows professionnels exigeants.
