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OpenAI finalise sa recapitalisation, renforçant le partenariat avec Microsoft

OpenAI a achevé mardi sa recapitalisation, marquant la fin d’un processus juridique complexe et longuement contesté par son cofondateur éloigné, Elon Musk. Cette restructuration repose sur une nouvelle architecture : une fondation non lucrative, la OpenAI Foundation, contrôle désormais une société à but lucratif, OpenAI Group, une entreprise à bénéfice public (PBC). Cette dernière peut désormais lever des fonds et acquérir des entreprises sans restrictions légales. La fondation détiendra 26 % de la société, avec une option pour obtenir davantage d’actions si la croissance se poursuit. Microsoft, investisseur initial, détient désormais environ 27 % de la société, soit une valeur d’environ 135 milliards de dollars, tandis que les investisseurs et les employés détiennent les 47 % restants. Cette évolution marque une rupture avec le modèle initial d’OpenAI, fondé en 2019 comme organisation à but non lucratif, soumise à des restrictions strictes sur le capital. Cette structure est devenue insoutenable face aux ambitions de levée de fonds, notamment avec l’annonce en avril par SoftBank d’un investissement record de 30 milliards de dollars, conditionné à la transformation en entreprise pour-profit. La dernière tranche du financement a été versée samedi, selon The Information, confirmant la faisabilité du projet. Elon Musk a tenté de bloquer la restructuration, offrant même un rachat à 97,4 milliards de dollars. Des procureurs généraux de Californie et du Delaware ont également enquêté sur le processus, ce que Brett Taylor, président d’OpenAI, a qualifié d’influence positive, affirmant que des ajustements ont été apportés pour renforcer la transparence et la responsabilité. Dans un communiqué, Microsoft a confirmé qu’elle soutient pleinement la nouvelle structure. Ses droits sur les brevets liés aux modèles d’IA seront prolongés jusqu’en 2032, ou jusqu’à la réalisation de l’intelligence générale artificielle (AGI), selon la date la plus précoce. Si OpenAI déclare avoir atteint l’AGI, une équipe d’experts indépendants devra en vérifier la légitimité. Les droits de Microsoft s’étendent désormais aux modèles post-AGI, avec des garde-fous de sécurité. Toutefois, les droits ne concernent pas les matériels grand public d’OpenAI, ni les architectures de modèles, les poids, le code d’inférence ou les logiciels liés aux centres de données. Microsoft peut désormais poursuivre l’AGI seul ou en partenariat, et les modèles utilisés pour cette recherche seront soumis à des seuils de calcul très élevés. Le partage des revenus avec OpenAI se poursuivra jusqu’à la vérification de l’AGI, mais les paiements seront étalés sur une période plus longue. OpenAI a également signé un contrat pour acheter 250 milliards de dollars de services Azure, et Microsoft n’a plus le droit de préemption pour être le fournisseur de calcul. OpenAI peut désormais accorder un accès API à des clients gouvernementaux américains, y compris pour des questions de sécurité nationale, indépendamment du fournisseur cloud. Elle peut aussi libérer des modèles à poids ouverts, sous réserve qu’ils répondent à des critères de capacité. Enfin, OpenAI peut collaborer avec des tiers pour développer certains produits, dont les API resteront exclusives à Azure. Le PDG Sam Altman a annoncé une diffusion en direct ouverte avec le scientifique en chef Jakub Pachocki pour répondre aux questions du public à 10h30 (heure du Pacifique). Cette étape marque une nouvelle ère pour OpenAI, avec une structure plus souple, des partenariats renforcés et une ambition plus grande, tout en visant à garantir que les progrès de l’IA servent l’intérêt collectif.

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