Anthropic renforce l'IA pour la science : 20 partenaires rejoignent le programme, avec des crédits gratuits couvrant plusieurs domaines
Au lendemain de la présentation des résultats obtenus avec six organismes de recherche pharmaceutique, Anthropic a annoncé, le 28 octobre 2025, une extension de son programme IA pour la science. La société offre désormais des crédits gratuits d’utilisation de Claude à vingt collaborations impliquant des fondations, des instituts et des équipes de recherche en astronomie, génomique, oncologie, climat ou mathématiques. Lancé en mai 2025 et d’abord orienté vers la biologie, le programme aide les scientifiques à analyser des données, formuler des hypothèses et concevoir des expériences. Depuis août, l’allocation par projet peut atteindre 50 000 dollars, tandis que dix mille places gratuites ou à tarif réduit pour Claude Team ont été ouvertes aux chercheurs. Les partenaires se répartissent en plusieurs groupes. Six organismes de financement, parmi lesquels la Fondation nationale des sciences américaine, la Simons Foundation, Schmidt Sciences, la fondation Sloan, le service CAS de l’American Chemical Society et le fonds pour les logiciels libres de Renaissance Philanthropy, redistribueront les crédits à leurs réseaux de chercheurs. La Simons Foundation avait déjà annoncé, début octobre, un effort commun de 15 millions de dollars avec Anthropic et OpenAI pour encadrer et évaluer l’usage de l’IA en mathématiques. Six grandes institutions sont ensuite intégrées directement au programme : l’Institut des sciences du télescope spatial, qui gère les données du Hubble, du James Webb et du télescope Roman, le Wellcome Sanger Institute, le Francis Crick Institute, le département des sciences de la vie de l’Imperial College London, le Laboratoire européen de biologie moléculaire et le Gladstone Institutes. Anthropic soutient aussi six projets thématiques, comme FlyWire de Princeton sur le connectome de la drosophile, gnomAD du Broad Institute sur les variations génétiques humaines, AstroPath de Johns Hopkins pour l’imagerie tumorale, LEAP de Columbia pour les modèles climatiques, Tau Ceti pour la vérification mathématique par ordinateur et le Centre de génomique des populations d’Australie. Ces collaborations s’appuient sur des travaux déjà engagés : l’Allen Institute explore l’usage d’agents IA pour analyser des données de neurosciences ou d’immunologie, tandis que le campus de recherche Janelia du HHMI a participé au développement d’une norme permettant aux agents IA de piloter des instruments de laboratoire, comme des microscopes aujourd’hui commandés par plusieurs logiciels distincts. Anthropic entend ainsi encourager les jeux de données ouverts, les logiciels libres, les normes communes et les outils partagés. L’entreprise précise toutefois que beaucoup de ces efforts restent expérimentaux et ne divulgue ni les montants attribués à chaque partenaire, ni les découvertes déjà produites. L’apport réel de Claude à la vitesse et à la fiabilité de la recherche devra donc être évalué dans les mois à venir.
