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Meta fait entrer l’IA au cœur de son fonctionnement en ouvrant ses outils aux rivales

Meta s’engage pleinement dans une transformation de son fonctionnement au service de l’intelligence artificielle, en intégrant massivement des outils de concurrents comme Google et OpenAI. Selon des documents internes et des messages partagés avec Business Insider, l’entreprise, dirigée par Mark Zuckerberg, vise à faire de l’IA « un pilier fondamental du travail » au sein de l’organisation. Cette stratégie repose sur une ouverture sans précédent aux modèles externes, tout en développant ses propres solutions comme la série Llama. Le chef de l’information de Meta, Atish Banerjea, a détaillé cette vision dans un mémo de juin, annonçant une intégration systématique des modèles internes Llama avec des outils tiers. En novembre, un ingénieur interne a confirmé que tous les employés ont accès à Gemini 3 Pro de Google et à ChatGPT-5 d’OpenAI, ainsi qu’à d’autres outils comme iLlama (une version optimisée de Llama 3.1), Llama 4 Maverick, GPT-4.1 et Gemini 3 Pro. Une liste interne révèle également l’utilisation de systèmes agents comme Agentic Auto et Advanced Auto, conçus pour exécuter des tâches complexes, ainsi que de Devmate, un assistant d’écriture de code basé sur Claude d’Anthropic. Meta a également migré son écosystème de productivité vers Google Workspace (Gmail, Docs, Drive, Chat) au cours de l’été, une décision motivée par l’accès à des fonctionnalités d’IA intégrées. Cette transition vise à « libérer des capacités d’IA » et à améliorer l’interopérabilité avec les outils externes. Par ailleurs, l’entreprise a intégré Midjourney dans ses produits et l’a rendu disponible aux employés en octobre pour accélérer la conception et la prototypage créatif. Sur le plan technique, Meta étend l’accès à des systèmes agents pour le développement logiciel, notamment via Gemini 3 Pro et des outils comme OpenAI’s Codex CLI et Google’s Gemini CLI. Selon Maher Saba, responsable de Reality Labs, la stratégie repose sur les résultats, non sur les outils spécifiques : « augmenter la productivité, accélérer le développement, et garantir l’accès aux meilleures expériences d’IA agente ». Pour stimuler l’adoption, Meta a lancé un jeu interne baptisé « Level Up », qui récompense les employés avec des badges pour leurs usages créatifs de l’IA. Des objectifs liés à l’IA sont désormais intégrés aux évaluations de performance, avec un accent particulier sur l’« impact mesurable » en 2024, et une mise en place formelle en 2026. Cette approche, qui combine investissements massifs dans les modèles propres (Llama) et ouverture aux leaders du secteur, reflète une stratégie hybride et pragmatique. Elle vise à maximiser l’efficacité sans se limiter à une seule technologie, positionnant Meta comme un acteur clé dans l’adoption de l’IA au travail. Des experts du secteur saluent cette vision, soulignant que l’efficacité de l’IA dépend moins de la marque que de son intégration stratégique dans les processus métier.

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