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Newcomer et Felicis : 29 jeunes pousses IA à suivre

La plateforme média Newcomer et le fonds Felicis ont présenté récemment Emergent, une liste de 29 startups de phase d’amorçage recommandées par des fondateurs reconnus, dont Guillermo Rauch, Cristóbal Valenzuela, Mati Staniszewski et Reid Hoffman. Ce classement illustre la prochaine vague d’investissement en intelligence artificielle : au-delà des grands modèles génériques, ces investisseurs cherchent les outils qui rendront les agents IA utilisables, fiables et sûrs dans les entreprises, les objets connectés et les métiers. Une large part du palmarès concerne l’infrastructure des agents. Quand l’IA passe du conseil à l’action, de nouveaux besoins apparaissent : paiements automatisés, supervision des comportements, traçabilité vérifiable et correction des erreurs. Agentcard développe le paiement par agents, Arrakis Security surveille les IA internes et bloque les actions risquées, Mnemom garde des historiques vérifiables et Convergent transforme les incidents en tests. Martian s’attaque au choix dynamique des modèles et Conway à l’exploitation prédictive des données d’entreprise. Pour Aydin Senkut, fondateur de Felicis, lorsque des agents nombreux utiliseront des services via des API, l’identité, la sécurité et la confiance deviendront des couches économiques majeures. Le deuxième axe porte sur des applications métier précises. Nowadays automatise la préparation d’événements, Hercules facilite la création d’outils internes avec des modèles à poids ouverts, et Tomo développe un assistant personnel qui séduit aussi hors de la Silicon Valley. Scuba et SkillBench explorent la collaboration et la montée en compétences. Ces produits visent des gains mesurables : temps gagné, coordination simplifiée et automatisations ciblées. La concurrence est forte, mais la spécialisation sectorielle peut limiter la domination des géants. Les robots, les capteurs et le calcul local complètent la liste. Enigma veut une couche logicielle commune aux robots, Icarus Robotics vise le travail en orbite, et Agrippa Industries s’intéresse à la logistique maritime. Ghost imagine un ordinateur personnel sans écran, Mirai Labs permet d’exécuter les modèles directement sur appareils, Alljoined explore le décodage de signaux cérébraux et Mistos l’ingénierie électrique, portée par la croissance des centres de données. Felicis voit dans les progrès d’apprentissage la clé d’une robotique enfin adaptable. La santé et la biologie forment un troisième pôle. Almanac Health renforce la fiabilité des assistants cliniques, Instance Bio accélère les tests de protéines et Phylo crée des modèles ouverts pour la recherche biologique. Felicis note que l’IA génère beaucoup d’hypothèses, mais que l’enjeu reste la validation expérimentale rapide. Selon Crunchbase, ces secteurs ont levé environ 20,2 milliards de dollars sur une période récente, dépassant l’ensemble de l’année précédente. Enfin, Cartwheel, Resin et Wonder Studios intègrent l’IA dans l’animation, la musique et l’audiovisuel en accompagnant des flux de travail professionnels plutôt qu’en produisant des fichiers isolés. Ensemble, ces 29 sociétés montrent que le prochain cycle dépendra moins de la puissance des modèles que de leur capacité à agir dans des processus réels, avec des contrôles, des données fiables et des interfaces adaptées.

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