SpaceX: 100 000 satellites Starlink et robots sur la Lune
SpaceX a déposé une demande auprès de la Federal Communications Commission pour autoriser le déploiement de cent mille satellites de troisième génération au sein de sa constellation Starlink. Chaque unité, pesant environ deux tonnes, circulera entre trois cent vingt et quatre cent soixante-dix kilomètres d'altitude. Destiné à être lancé par le lanceur Starship, le satellite offrira une bande passante descendante d'un térambit par seconde et une capacité globale estimée à quatre térambits grâce aux liaisons laser et radioélectriques. L'objectif déclaré est de transporter la majorité du trafic internet mondial, de fournir une connexion symétrique à très faible latence à des milliards d'utilisateurs et d'établir l'infrastructure de communication destinée aux centaines de milliards d'appareils intelligents. Cette expansion massive suscite des préoccupations concernant l'encombrement de l'orbite terrestre basse et la pollution lumineuse pour les observations astronomiques. SpaceX s'engage à désorbiter les satellites en fin de vie après cinq ans et promet de poursuivre sa collaboration avec les observatoires pour limiter les reflets solaires. Toutefois, l'approbation réglementaire s'annonce progressive et devra répondre aux interrogations des concurrents spatiaux, des astronomes et des organismes environnementaux. Pour administrer une telle constellation, SpaceX accélère parallèlement l'acquisition du développeur Anysphere, créateur de l'assistant de programmation Cursor, pour soixante milliards de dollars en actions. Attendue au troisième trimestre 2026, cette transaction vise à intégrer des capacités de développement logiciel assisté par intelligence artificielle. Une telle automatisation est jugée indispensable pour gérer le spectre orbital, optimiser les trajectoires et maintenir en temps réel un réseau composé de cent mille satellites. Ces projets terrestres s'intègrent dans une stratégie d'exploration extraterrestre recentrée. Elon Musk a modifié sa priorisation coloniale en choisissant la Lune comme phase de test avant Mars, compte tenu d'un trajet de trois jours contre six mois, facilitant ainsi la logistique et les retours en cas de crise. Les premières missions ne transporteront pas d'humains, mais les robots Optimus de Tesla. Ces derniers devront préconstrure les infrastructures vitales, incluant les parcs solaires, les installations d'extraction d'eau et les habitats, avant l'arrivée des colons humains. La ville lunaire devrait être fonctionnelle dans un délai de dix ans, tandis que les premières implantations martiennes ciblent une autonomie complète d'ici 2045 à 2055. En parallélisant le déploiement d'un réseau orbital planétaire et la préparation d'établissements autonomes, SpaceX dessine une trajectoire convergente vers une présence durable hors de la Terre. La réalisation de ce plan dépendra de la fiabilisation du lanceur Starship, de la maturité des logiciels d'IA et de l'obtention des autorisations fédérales.
