Meta s’envole de 8% sur ses résultats, Microsoft plonge de 11% en raison d’un ralentissement cloud et de dépenses jugées trop élevées
Meta a grimpé de 8 %, tandis que Microsoft a reculé de 11 %, marquant une divergence marquée parmi les géants technologiques au cours de la saison des résultats trimestriels, notamment en lien avec l’intelligence artificielle. Cette différence illustre deux approches distinctes face à l’investissement massif dans les nouvelles technologies. Meta Platforms a vu ses actions s’envoler après avoir montré que ses dépenses en intelligence artificielle commençaient à porter leurs fruits. L’entreprise a annoncé une croissance annuelle de 24 % de son chiffre d’affaires, portée principalement par la publicité en ligne, et a fourni une orientation financière optimiste. Elle prévoit d’investir entre 115 et 135 milliards de dollars en IA cette année — presque le double de ce qu’elle a dépensé en 2024. Cette volonté d’investir massivement a rassuré les investisseurs, qui avaient auparavant exprimé des inquiétudes sur la rentabilité de tels efforts. Le PDG Mark Zuckerberg a souligné que l’entreprise travaille sur une série de nouveaux produits, visant à réaliser sa vision d’une « superintelligence personnelle ». Cette stratégie, combinée à des résultats solides, a été largement saluée par le marché. À l’inverse, les actions de Microsoft ont chuté de 11 %, malgré une croissance encore solide dans certains segments. Le problème vient principalement de son activité cloud Azure, dont la croissance s’est ralentie à 39 %, contre 40 % au trimestre précédent. Ce chiffre est scruté de près par les investisseurs comme un indicateur clé de la demande entreprise en intelligence artificielle. Par ailleurs, les dépenses en immobilisations et les loyers financiers ont bondi de 66 %, atteignant 37,5 milliards de dollars — dépassant largement les attentes des analystes (34,31 milliards). Cette hausse reflète l’investissement massif de Microsoft dans ses infrastructures cloud et ses capacités d’IA. Le directeur financier de Microsoft, Amy Hood, a même indiqué que le segment Azure aurait pu croître de 40 % si tous les nouveaux puces GPU disponibles au premier et au deuxième trimestre avaient été intégrés à ses services. En réalité, la demande dépasse encore largement l’offre, et la société fait face à des contraintes de capacité de calcul. En somme, si Meta semble avoir convaincu les marchés que ses investissements en IA sont rentables, Microsoft, malgré ses efforts colossaux, peine à traduire cette dynamique en croissance visible, suscitant des inquiétudes sur la durabilité de ses dépenses. Cette divergence souligne un tournant dans l’évaluation des géants technologiques : l’investissement n’est plus suffisant, il faut désormais démontrer que les retours sont tangibles.
