Gemini 3 : le tournant décisif pour Google dans la course à l’IA ?
Le lancement de Gemini 3 pourrait marquer un tournant décisif pour Google dans la course à l’intelligence artificielle. Le PDG de la société, Sundar Pichai, a annoncé que la version 3.0 de son modèle linguistique devrait sortir d’ici la fin de l’année 2025. Cette annonce a déclenché une vive anticipation, non seulement au sein de l’entreprise, mais aussi dans toute la communauté technologique. Des employés de Google évoquent déjà la nouvelle version avec enthousiasme, tandis que sur les réseaux comme X ou dans des salons Discord, des rumeurs circulent selon lesquelles Gemini 3 serait déjà en circulation, même si ces affirmations restent sans preuve. L’industrie de l’IA attend avec impatience ce nouveau modèle. Les attentes sont élevées : on espère que Gemini 3 surpassera ses prédécesseurs en matière de programmation et de génération multimédia. Une version améliorée de Nano Banana, l’outil viral de Google pour créer des images, devrait notamment être intégrée, renforçant ainsi la capacité du modèle à produire du contenu visuel de haute qualité. Depuis le lancement de ChatGPT en fin 2022, Google a été perçu comme un géant endormi, pris de court par la révolution de l’IA générative. Cette image n’était pas totalement injustifiée. Face à une menace existentielle pour la première fois depuis longtemps, Google a rapidement réorganisé ses équipes pour intégrer l’IA générative dans ses produits phares. Ces dernières années, l’entreprise s’est réveillée : le nombre d’utilisateurs actifs de Gemini connaît une croissance fulgurante, et l’IA n’a pas encore ébranlé la rentabilité de son cœur de métier, la publicité. Ce regain de dynamisme s’appuie sur un avantage stratégique unique : Google dispose d’un « stack complet ». Elle conçoit ses modèles, les distribue via ses produits (Chrome, Gmail, Android, etc.), et dispose d’une infrastructure cloud puissante. Cette intégration verticale lui permet de rester autonome dans un écosystème où de nombreuses entreprises s’associent, parfois de manière excessive, alimentant des craintes de bulle spéculative. Le lancement de ChatGPT 5 cette année, loin de susciter l’enthousiasme escompté, a plutôt été perçu comme une déception. Cette « explosion » attendue n’a pas eu lieu. Certains interprètent cela comme un signe que l’IA entre dans une phase plus mature, moins sensationnelle. Pour OpenAI, cela représente un risque : sans l’avantage du premier mouvement, et sans les ressources intégrées que possède Google, son leadership pourrait être menacé. Cependant, Google reste confronté à un problème de marque. ChatGPT est encore souvent cité comme le nom de référence dans le domaine de l’IA — le « Kleenex » du chatbot, comme on dit. Alors que Gemini atteint 650 millions d’utilisateurs mensuels, ChatGPT en compte près de 800 millions par semaine. Bien que l’audience jeune de Gemini croisse rapidement, un écart significatif persiste. Les années de dépenses massives dans le cloud, les puces spécialisées et le recrutement de chercheurs sont enfin en train de porter leurs fruits. Si Gemini 3 réussit à dépasser les attentes, Google pourrait non seulement rattraper son retard, mais aussi reprendre la tête de la course. Mais une victoire ne sera pas assurée : il faudra éviter toute erreur stratégique. La pression est forte.
