« Blanchiment par l'IA » : les entreprises qui licencient au nom de la technologie font face à une crise de confiance
En février, le géant des paiements Block a été le premier à lancer une nouvelle stratégie de communication d'entreprise baptisée « blanchiment par l'IA », tentant d'utiliser la promesse d'une augmentation spectaculaire de la productivité grâce à l'intelligence artificielle pour justifier des licenciements massifs. Cette approche s'est révélée efficace à court terme : elle a propulsé les actions de l'entreprise en hausse et incité un grand nombre de PDG dans le monde à suivre son exemple. Cependant, ce qui semblait être un succès se retourne désormais contre ceux qui y ont eu recours. Les derniers signes indiquent que cette pratique consistant à imputer les licenciements à l'IA pourrait ne plus porter ses fruits et commencer même à produire des effets négatifs. Le concept de « blanchiment par l'IA » désigne le fait, pour une entreprise confrontée à des licenciements massifs, de tisser un mensonge selon lequel l'intelligence artificielle engendrerait une révolution de la productivité tout en affirmant avoir observé des changements stupéfiants au sein d'un environnement fermé, ce qui la pousserait inévitablement à licencier des milliers de salariés. Ce discours vise à habiller de manière trompeuse ces mesures drastiques comme étant une conséquence inéluctable du progrès technologique. Récemment, plusieurs entreprises ayant suivi l'exemple de Block sont tombées dans des difficultés ; leur point commun réside dans la tentative d'invoquer l'IA comme bouclier pour masquer leurs véritables problèmes financiers ou managériaux. Si le marché a initialement accueilli favorablement ce type d'annonces, faisant grimper les cours boursiers des sociétés concernées, le public et les investisseurs commencent progressivement à percevoir les failles logiques sous-jacentes. Lorsque les entreprises répètent sans relâche le même argumentaire sans obtenir d'améliorations concrètes de l'efficacité, la confiance du marché commence à vaciller. La narration technique conçue à l'origine pour embellir l'image des licenciements suscite désormais des interrogations quant à l'honnêteté managériale et à la réalité des avancées technologiques mises en avant. Si le « blanchiment par l'IA » cesse de couvrir la vérité, les entreprises cherchant ainsi à passer outre pourraient faire face à des pressions médiatiques accrues et à des risques de baisse de leurs cotations. Cela démontre que la stratégie visant uniquement à détourner l'attention par la surenchère sur les concepts est arrivée à son terme ; les entreprises doivent revenir aux fondamentaux de leur activité plutôt que de compter sur des transformations techniques fictives pour gérer les crises.
