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il y a 17 jours
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IA Générative

Bezos place 500 M$ sur IA 50W

Récemment, la startup Flourish a levé 500 millions de dollars, dont une participation majeure de Jeff Bezos, pour développer une intelligence artificielle inspirée du fonctionnement du cerveau humain. Fondée par le neuroscientifique Thomas Reardon, ancien responsable des interfaces neuronales chez Meta, et l'ancien dirigeant d'Amazon Rob Williams, l'entreprise vise un objectif ambitieux : créer un système nommé Cortex AI, consommant moins de 50 watts et capable d'apprentissage continu. Actuellement, les grands modèles de langage reposent sur une approche par la masse, nécessitant des milliers de GPU, une extraction massive de données internet et une consommation électrique équivalant à celle d'une petite ville. De plus, leurs capacités restent figées une fois l'entraînement terminé, contrairement au cerveau humain qui apprend de manière continue avec une empreinte énergétique d'environ 20 watts. Pour Reardon et Williams, cette différence fondamentale démontre que l'industrie s'est trompée de route en confondant ingénierie et intelligence. Pour corriger ce déséquilibre, Flourish s'appuie sur une hypothèse neuroscientifique vieille de plusieurs décennies : celle de la colonne corticale. Ce micro-circuit neuronal répété dans le cerveau est considéré comme l'unité de base du traitement de l'information. L'équipe compte croiser les données issues de la connectomique et de la microscopie électronique avec le développement d'architectures logicielles modernes. Des chercheurs en neurosciences et en apprentissage automatique, dont Greg Wayne de DeepMind, collaboreront au sein du laboratoire pour identifier des principes computationnels reproductibles sur des puces informatiques. Le projet bénéficie du soutien financier de Google Ventures, Lux Capital et Catalio Capital, portant la valorisation de l'entreprise à environ 2,5 milliards de dollars. Cependant, la voie reste semée d'incertitudes. La communauté scientifique souligne que comprendre la structure biologique ne garantit pas la capacité à reproduire un algorithme fonctionnel en milieu industriel. Plusieurs tentatives antérieures d'intelligence artificielle inspirée du vivant avaient déjà fait face à des limites similaires entre modélisation théorique et implémentation technique. Malgré ces défis, l'ambition de Flourish marque un tournant conceptuel dans la course à l'IA. Si la recherche d'un algorithme universel et économe en énergie aboutit, elle pourrait offrir une alternative viable aux infrastructures actuelles, fortement dépendantes des data centers et des ressources énergétiques intensives. Dans l'immédiat, la startup se concentre sur la validation expérimentale de ses modèles, dans l'espoir de prouver qu'une machine peut apprendre avec l'efficacité d'un système biologique.

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