HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

Replit CEO : L’AGI fonctionnelle suffit déjà pour révolutionner l’économie

Le chef de file de Replit, Amjad Masad, affirme que l’économie n’a pas besoin d’une intelligence artificielle générale (AGI) véritablement humaine pour connaître une transformation profonde. Selon lui, ce dont le monde a réellement besoin, c’est d’une « AGI fonctionnelle » — un système capable d’apprendre à partir de données du monde réel et de mener à bien des tâches vérifiables sans intervention humaine constante. Dans une interview publiée sur le podcast a16z, Masad explique que cette forme d’IA, bien qu’elle ne possède pas de conscience ni de raisonnement humain, est déjà suffisamment puissante pour automatiser une grande partie du travail économique. Il estime que cette trajectoire est déjà en cours et que les secteurs entiers pourraient être transformés par ces systèmes. Masad reste sceptique quant à l’atteinte d’une AGI véritable, définie comme une intelligence capable de comprendre, apprendre et s’adapter à n’importe quel domaine comme un être humain. Bien qu’il reconnaisse que ce progrès pourrait propulser l’humanité vers un nouveau stade civilisationnel, il est « défavorable » à l’idée d’un tel bond technologique dans un avenir proche. Il pointe du doigt un risque de « piège du maximum local » : les entreprises d’IA se concentrent sur des améliorations incrementales des grands modèles existants, plutôt que sur des ruptures fondamentales. Cette stratégie, selon lui, pourrait bloquer toute avancée vers une véritable intelligence générale. Ses propos s’inscrivent dans un débat croissant sur la pertinence de l’objectif de l’AGI. Bien que des géants comme OpenAI, Google, Meta et Microsoft continuent de miser sur ce but, des experts comme Gary Marcus affirment que le simple agrandissement des modèles (scaling) ne suffira pas à atteindre une intelligence véritablement générale. Marcus estime que la promesse d’une AGI d’ici 2027 était davantage une stratégie marketing qu’une réalité scientifique. Même Sam Altman, fondateur d’OpenAI, a tempéré les attentes après la sortie de GPT-5, reconnaissant que, bien que le modèle soit très intelligent, il manque encore des éléments essentiels pour correspondre à la définition classique de l’AGI. Yann LeCun, scientifique en chef d’AI chez Meta, est encore plus réservé, estimant que l’AGI pourrait être éloignée de plusieurs décennies, car les problèmes les plus complexes ne se résolvent pas simplement par plus de données ou de puissance de calcul. En somme, Masad propose une vision pragmatique : l’IA fonctionnelle, déjà disponible, est plus que suffisante pour redéfinir l’économie, et l’obsession de l’AGI pure pourrait même freiner l’innovation. Les entreprises et les chercheurs, selon lui, devraient se concentrer sur des applications concrètes et économiquement utiles plutôt que sur un idéal technologique incertain.

Liens associés