HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

Microsoft dépend plus d’OpenAI que l’inverse : le géant du cloud s’appuie désormais sur un backlog de 281 milliards de dollars lié à son partenaire IA

Microsoft est désormais bien plus dépendant d’OpenAI que l’inverse, une réalité qui ressort avec force des résultats du deuxième trimestre fiscal 2026, clos en décembre. Alors que les investisseurs s’inquiètent des dépenses en immobilisations (capex) prévues pour 2026 — entre 100 et 125 milliards de dollars, contre 88,2 milliards en 2025 — le chiffre le plus significatif est celui du carnet de commandes de Microsoft : 625 milliards de dollars, dont 281,3 milliards (45 %) proviennent d’OpenAI. Ce montant, qui représente des engagements d’achat de capacité Azure pour former des modèles d’intelligence artificielle générative (GenAI) et servir des requêtes, a bondi de 250 milliards de dollars après la signature d’un nouvel accord en octobre 2025. Cette dépendance croissante soulève des questions sur la balance de pouvoir entre les deux géants. Même si OpenAI continue de s’approvisionner auprès d’Oracle, CoreWeave, Nvidia et AMD, et qu’il levé des fonds auprès de SoftBank, les signes indiquent qu’il ne prévoit pas d’élargir massivement son utilisation d’Azure au-delà de l’actuel engagement. En d’autres termes, Microsoft dépend fortement de la fidélité d’OpenAI pour générer des revenus massifs sur Azure, alors que le contraire n’est pas nécessairement vrai. Le chiffre d’affaires du groupe Cloud Intelligent de Microsoft a progressé de 28,8 % à 32,91 milliards de dollars, porté par une croissance de 44,8 % du bénéfice opérationnel de l’Azure cloud proprement dit, estimé à 9,72 milliards de dollars. Selon une modélisation interne, Azure a généré 21,95 milliards de dollars de revenus, soit deux tiers du chiffre d’affaires du groupe. Cette croissance s’inscrit dans un contexte où Microsoft a consacré 37,5 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement dans le trimestre, en vue de doubler sa capacité de centres de données d’ici la fin de l’exercice 2027. Cependant, malgré ces performances, le marché a réagi négativement, car Microsoft a indiqué qu’une grande partie de ses puces GPU étaient utilisées pour ses propres modèles (comme ceux de Microsoft Foundry), pour les fonctionnalités Copilot, et non pour la location sur Azure. Si ces ressources avaient été mises en vente, le taux de croissance d’Azure aurait dépassé 40 %. Cette décision stratégique, bien que justifiée, a été perçue comme une limitation de la rentabilité immédiate du cloud. Le bénéfice net de Microsoft a atteint 38,46 milliards de dollars, dont 7,6 milliards provenant d’une plus-value liée à sa participation de 27 % dans OpenAI — une contrepartie significative à la perte de 3,1 milliards de dollars enregistrée au premier trimestre. Le groupe Cloud a franchi pour la première fois le seuil de 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires, atteignant 51,51 milliards, avec une marge brute de 34,51 milliards. Enfin, en calculant ce qu’on pourrait appeler le « vrai business systèmes » de Microsoft — en combinant le logiciel Windows Server, les hyperviseurs, les conteneurs, et la capacité Azure — on arrive à 22,58 milliards de dollars de revenus, en hausse de 31,9 %, avec un bénéfice opérationnel de 9,52 milliards, en hausse de 30,9 %. Cette croissance, bien que partielle, montre que Microsoft reste un acteur central dans l’infrastructure mondiale, même si son modèle repose désormais en grande partie sur la dynamique GenAI alimentée par OpenAI. Experts du secteur soulignent que cette dépendance pourrait poser des risques à long terme : si OpenAI choisit de diversifier ses fournisseurs ou de construire ses propres infrastructures, Microsoft pourrait subir un impact financier majeur. Toutefois, les analystes estiment que, pour les prochaines années, l’investissement dans les centres de données sera largement amorti par les revenus d’OpenAI, ainsi que par la montée en puissance de l’adoption des solutions GenAI par les entreprises.

Liens associés

Microsoft dépend plus d’OpenAI que l’inverse : le géant du cloud s’appuie désormais sur un backlog de 281 milliards de dollars lié à son partenaire IA | Articles tendance | HyperAI