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Meta s’engage dans un accord massif avec Nvidia pour des millions de puces, dont des CPUs autonomes et des systèmes Vera Rubin

Meta a annoncé un accord étendu avec Nvidia pour l’acquisition de millions de puces destinées à ses centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, incluant les nouveaux processeurs centraux (CPU) autonomes de Nvidia et les systèmes de nouvelle génération Vera Rubin. Ce partenariat renforcé, dévoilé mardi, s’inscrit dans la vision de Mark Zuckerberg de « fournir une superintelligence personnelle à chacun dans le monde », lancée en juillet. Bien que les termes financiers restent secrets, les analystes estiment que ce contrat s’élève à plusieurs dizaines de milliards de dollars, représentant une part importante du budget d’investissement (capex) de Meta en 2026, qui pourrait atteindre 135 milliards de dollars. Ce partenariat, bien que non nouveau — Meta a utilisé des puces Nvidia depuis une décennie — marque une avancée significative en matière d’intégration technologique. La nouveauté majeure réside dans l’utilisation des CPU Grace de Nvidia en tant que composants autonomes dans les centres de données, plutôt que combinés aux GPU dans des serveurs hybrides. Meta devient ainsi le premier client à déployer à grande échelle ces processeurs centraux indépendants, une étape clé dans la stratégie d’infrastructure complète de Nvidia, qui combine CPU et GPU. Ces Grace seront complétés par les futures unités Vera Rubin, prévues pour être mises en œuvre en 2027. L’accord s’inscrit dans un plan global de Meta visant à investir 600 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2028 dans l’infrastructure de ses centres de données. La société prévoit la construction de 30 centres, dont 26 aux États-Unis. Parmi les projets phares, le site Prometheus de 1 gigawatt à New Albany, Ohio, et le site Hyperion de 5 gigawatts en Louisiane, actuellement en cours de construction. Le contrat inclut également les commutateurs Ethernet Spectrum-X de Nvidia, essentiels pour connecter efficacement des milliers de GPU dans des architectures d’IA à grande échelle, ainsi que des fonctionnalités de sécurité intégrées aux fonctionnalités d’IA de WhatsApp. Si Meta privilégie Nvidia, elle ne s’appuie pas exclusivement sur le géant des puces. En novembre, des rumeurs ont fait chuter les actions de Nvidia de 4 % après la révélation que Meta envisageait d’utiliser les Tensor Processing Units (TPU) de Google en 2027. La société développe également ses propres puces et utilise des processeurs AMD, qui a remporté un contrat important avec OpenAI, dans un contexte de recherche de sources alternatives face à la pénurie de puces Nvidia. Les GPU Blackwell actuels sont encore en rupture de stock, tandis que les GPU Rubin de prochaine génération entrent en production. Ce nouvel accord garantit à Meta un approvisionnement stable et de longue durée. Des équipes techniques de Nvidia et Meta collaboreront en « co-conception approfondie » pour optimiser les modèles d’IA les plus avancés. Meta travaille notamment sur un nouveau modèle d’IA, Avocado, en remplacement de sa série Llama, dont la dernière version a déçu les développeurs. Le cours de Meta a été volatil ces derniers mois, avec une chute de 3 ans en octobre suite à l’annonce de ses ambitions AI, suivie d’une hausse de 10 % en janvier après des prévisions de ventes meilleures que prévu. Ce partenariat avec Nvidia est vu comme une confirmation de la stratégie d’infrastructure à long terme de Meta, malgré les incertitudes du marché.

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