Fed : un groupe dédié à l'impact économique de l'IA
La Réserve fédérale américaine a mis en place un groupe de travail dédié à l'intelligence artificielle, présidé par Kevin Warsh. Cette initiative rassemble des figures majeures de la Silicon Valley et de la recherche économique afin d'évaluer l'impact macroéconomique de la technologie. Parmi les membres figure Marc Andreessen, investisseur et fervent défenseur de l'IA, qui la considère comme une force transformative capable de convertir la matière première en capacité cognitive. Il est rejoint par l'économiste Jones, actuellement en congé de l'université Stanford pour collaborer avec Anthropic. Dans une récente étude, il soutient que l'IA pourrait éliminer les gouffres productifs de l'économie américaine et potentiellement porter la croissance par habitant au-dessus de 5 % annuellement. Malgré cet enthousiasme technologique, les stratégies opérationnelles démontrent une approche plus pragmatique. Sharma, PDG de Xbox chez Microsoft, affirme croire au potentiel de l'IA mais a refusé d'en faire une priorité pour sa console, indiquant que les joueurs privilégient l'expérience de jeu traditionnelle. Cette prudence reflète le climat au sein même de la Réserve fédérale. Les procès-verbaux de la réunion de juin du Comité fédéral des opérations sur le marché ouvert révèlent des divisions internes : si certains membres anticipent un regain de productivité grâce à l'IA, la majorité souligne une incertitude majeure quant à l'échéance et l'ampleur réelle de ces gains. La réalité économique s'impose déjà sur les marchés. Le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, a alerté sur les pressions inflationnistes générées par la course à l'IA. Il a signalé une hausse vertigineuse des coûts de l'électricité et des semi-conducteurs, qualifiant cette situation de choc de la demande. Il reste à déterminer si les chaînes d'approvisionnement sauront s'adapter pour contenir l'inflation. La Réserve fédérale se réunira fin juillet et devrait maintenir ses taux directeurs inchangés. Le groupe de travail sur l'IA rendra ses conclusions avant la fin de l'année, offrant potentiellement des repères essentiels pour les futures décisions de politique monétaire alors que l'intelligence artificielle continue de redéfinir les équilibres économiques.
