Google anticipe les catastrophes naturelles grâce à l'IA
Lors de l’événement AI for the Planet, Google a présenté le fruit d’une décennie de recherche en intelligence artificielle appliquée à la résilience climatique. L’objectif affiché est clair : rendre possible un monde où aucune communauté ne serait prise au dépourvu par une catastrophe naturelle. Pour y parvenir, l’entreprise a considérablement fait évoluer ses capacités de prévision et de détection. Le Flood Hub propose désormais des alertes inondations couvrant deux milliards de personnes dans plus de 150 pays. Grâce au jeu de données Groundsource et à des modèles hydrologiques, les prévisions pour les crues fluviales sont disponibles jusqu’à sept jours à l’avance, tandis que les alertes d’inondations subites en milieu urbain sont émises vingt-quatre heures à l’avance. Pour les phénomènes météorologiques extrêmes, le modèle WeatherNext 2 génère des prévisions mondiales hyper localisées en quelques minutes. Il a notamment permis au Centre national américain des ouragans d’anticiper avec plusieurs jours d’avance la trajectoire et l’intensité de l’ouragan Melissa en Jamaïque. La détection des incendies de forêt s’appuie sur l’imagerie satellite et des services intégrés à Search et Maps dans trente-quatre pays. Un projet ambitieux, FireSat, prévoit le déploiement d’une constellation de plus de cinquante satellites capables de repérer le feu avec une précision métrique et une mise à jour toutes les vingt minutes. Parallèlement, Google utilise l’IA pour analyser la réflectivité des toits urbains et identifier les solutions de refroidissement passif, tout en regroupant ses modèles climatiques et géospatiaux sous la bannière Google Earth AI pour offrir une intelligence planétaire aux acteurs de la gestion de crise. Au-delà des prévisions, l’information doit rester directement exploitable. Les systèmes d’alerte SOS intégrés à Search et Maps, ainsi que le programme Public Alerts dans plus de quatre-vingt-dix pays, diffusent en temps réel les consignes des autorités et des médias agréés. En moyenne, dix millions de connexions quotidiennes vers des informations de crise ont été enregistrées l’an dernier. Sur le plan concret, l’Android Earthquake Alerts System prévient les utilisateurs avant les séismes, les alertes de canicule s’accompagnent de conseils sanitaires dans cent pays, et les données sur la qualité de l’air sont accessibles sur Maps dans trente territoires. Des organisations comme GiveDirectly et le Comité international de secours ont déjà utilisé les prévisions d’inondation au Nigeria et au Bangladesh pour débloquer des aides financières anticipées, permettant à des populations de se mettre en sécurité avant la montée des eaux. Cette progression technologique repose sur une collaboration élargie avec les gouvernements, les agences onusiennes, les scientifiques et les organisations humanitaires, soutenue par les fonds de Google.org pour la reconstruction post-catastrophe. En alignant recherche avancée, transparence des données et partenariats opérationnels, Google entend poursuivre le déploiement d’outils d’IA capables de transformer la manière dont le monde anticipate, réagit et se relève face aux aléas climatiques.
