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DeepMind CEO révèle les 3 limites majeures de l'AGI actuelle face à l'intelligence humaine

Le PDG de DeepMind, Demis Hassabis, a affirmé lors d’un sommet sur l’intelligence artificielle à New Delhi que les systèmes d’intelligence générale artificielle (AGI) actuels ne parviennent pas encore à égaler l’intelligence humaine dans trois domaines clés. Bien que l’AGI, une forme hypothétique d’intelligence artificielle capable de raisonner comme un humain et de résoudre des problèmes au-delà de son entraînement initial, soit en cours de développement, Hassabis estime qu’elle n’a pas encore atteint son plein potentiel. Selon lui, le premier domaine en retard est l’apprentissage continu. « Ce que l’on souhaite, c’est que ces systèmes apprennent en continu en ligne à partir de leur expérience, qu’ils s’adaptent au contexte dans lequel ils évoluent, et s’ajustent aux tâches spécifiques qu’on leur confie », a-t-il expliqué. Or, les systèmes actuels sont figés selon les données sur lesquelles ils ont été entraînés, ce qui limite leur capacité à évoluer dans des environnements dynamiques. Le deuxième point souligné par Hassabis concerne la pensée à long terme. « Ils peuvent planifier à court terme, mais pas à long terme, comme nous le faisons sur des périodes de plusieurs années », a-t-il ajouté. Cette incapacité à anticiper et à planifier sur de longues durées représente une limite significative par rapport à la capacité humaine à concevoir des stratégies à longue échéance. Enfin, il a mis en lumière le manque de cohérence des systèmes actuels. « Aujourd’hui, ces systèmes peuvent remporter des médailles d’or aux Olympiades internationales de mathématiques, des problèmes extrêmement complexes, mais parfois commettent des erreurs sur des calculs élémentaires si la question est formulée d’une certaine manière », a-t-il souligné. Pour lui, une véritable intelligence générale ne devrait pas présenter de telles irrégularités : un expert en mathématiques humain ne se tromperait pas sur des problèmes simples. Hassabis, cofondateur de DeepMind en 2010 et acquis par Google en 2014, a déclaré dans une interview en 2023 que l’AGI véritable pourrait arriver dans les cinq à dix prochaines années. Il est également récompensé en 2024 d’un prix Nobel de chimie partagé pour ses travaux sur la prédiction de la structure des protéines. Le débat sur l’AGI reste vif dans la Silicon Valley. À un congrès en septembre, le PDG de Databricks, Ali Ghodsi, affirmait que les chatbots d’aujourd’hui rempliraient déjà la définition de l’AGI, mais que les dirigeants technologiques continueraient à déplacer les objectifs vers une « superintelligence », c’est-à-dire une intelligence artificielle capable de surpasser l’humain. Le sommet indien, qui réunit cette semaine des personnalités majeures du secteur — dont Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic), Sundar Pichai (Google) et Alexandr Wang (Meta) — illustre l’intérêt croissant pour les avancées et les défis de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale.

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