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Czech ice dancers skate to AI-generated music at Olympics, sparking debate on creativity and authenticity

Kateřina Mrázková et Daniel Mrázek, le duo de danse sur glace tchèque, ont fait leur apparition olympique lundi avec une prestation remarquable, marquant un exploit qui exige des années de dévouement et d’entraînement intensif. Pourtant, leur programme de danse rythmique a été accompagné de musique générée par intelligence artificielle, une décision qui, bien qu’elle respecte les règles de l’Union internationale de patinage (UIP), suscite un profond malaise. Pendant que Daniel exécutait un mouvement spectaculaire, un élément de cabriole en rotation qui donnait l’impression de défier la gravité, un commentateur de NBC a mentionné à l’improviste : « C’est de la musique générée par IA, pour la première partie. » Cette simple phrase a semblé plus troublante que les figures acrobatiques elles-mêmes. Le concours de danse sur glace olympique se divise en deux épreuves : la danse rythmique, qui impose un thème spécifique, et la danse libre. Cette saison, le thème est « La musique, les styles de danse et l’émotion des années 1990 ». D’autres couples, comme les Britanniques Lilah Fear et Lewis Gibson (homage aux Spice Girls) ou les Américains Madison Chock et Evan Bates (mélange de Lenny Kravitz), ont utilisé des œuvres authentiques. Mais Mrázková et Mrázek ont opté pour une combinaison inédite : une partie de leur musique est une création d’IA dans le style de Bon Jovi, intitulée « One Two », suivie de « Thunderstruck » d’AC/DC, une chanson réelle des années 90. Ce n’est pas la première fois que le duo fait face à des critiques pour cette approche. Plus tôt dans la saison, leur programme contenait des paroles générées par IA qui copiaient presque mot pour mot des vers de « You Get What You Give » des New Radicals, notamment « Every night we smash a Mercedes Benz ! » et « Wake up, kids / We got the dreamer’s disease ». L’IA a également produit des phrases comme « First we run, and then we laugh ’til we cry », encore une fois empruntées à la même chanson. Pour éviter les problèmes de droits, le duo a modifié les paroles, remplaçant les références aux New Radicals par des textes dans le style de Bon Jovi, avec des phrases comme « raise your hands, set the night on fire » — une phrase qui appartient à « Raise Your Hands », une chanson de Bon Jovi sorti en 1992, mais dont le style est plus proche des années 2000. Ces choix illustrent les limites fondamentales des modèles de langage à grande échelle (LLM) : formés sur de vastes corpus musicaux, souvent sans autorisation, ils reproduisent des éléments stylistiques et paroles existantes, générant des œuvres qui ressemblent à des chansons réelles, mais qui ne sont pas vraiment originales. Leur utilisation dans un contexte olympique, où la créativité et l’authenticité sont célébrées, soulève des questions éthiques et artistiques. Malgré cela, l’industrie musicale semble attirée par ces nouvelles formes d’art. Telisha Jones, une poétesse américaine, a utilisé Suno pour transformer ses écrits en chansons sous le pseudonyme Xania Monet, et a signé un contrat de 3 millions de dollars. Cela montre que l’IA peut ouvrir de nouvelles voies, mais aussi créer des tensions entre innovation et intégrité artistique. La performance des frères tchèques, malgré sa réussite technique, risque d’être entachée par ce débat. Pourtant, n’est-ce pas justement le but du sport ? Explorer la créativité, repousser les limites ? Le véritable défi n’est pas la technologie, mais la manière dont nous choisissons de l’employer.

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