Block licencie 40 % de ses salariés au nom de l’IA : un hoax dévoilé
L’annonce par Block d’un licenciement massif de 40 % de ses effectifs, soit plus de 4 000 employés, le 27 février 2026, a été présentée comme une réduction stratégique liée à l’adoption de l’intelligence artificielle. Pourtant, derrière cette justification, se cache en réalité une manipulation pernicieuse : le « lavage par l’IA ». Il est indéniable que l’IA est une technologie puissante, capable de transformer des processus, d’automatiser des tâches répétitives et d’améliorer l’efficacité opérationnelle. Mais sa puissance ne justifie pas, en soi, une purge massive du personnel. Le véritable problème réside dans l’usage abusif de l’IA comme alibi pour des décisions économiques ou stratégiques déjà prises. Block, propriétaire de Square, Cash App et Afterpay, a annoncé une restructuration profonde, prétendant que l’IA serait au cœur de cette transformation. Pourtant, aucune preuve concrète n’a été fournie pour démontrer que l’automatisation par l’IA a été la cause principale de ces licenciements. Aucune analyse détaillée des processus automatisés, des gains de productivité ou des réductions de coûts liées à l’IA n’a été publiée. Ce silence est éloquent. En réalité, ces licenciements reflètent davantage une volonté de réduire les coûts, d’optimiser les marges et de répondre aux pressions des actionnaires, que l’effet direct d’une révolution technologique. L’IA devient ainsi un bouc émissaire idéal : invisible, mystérieuse, difficile à mesurer, mais parfaitement utilisable pour justifier des choix politiques ou financiers douloureux. Ce phénomène, connu sous le nom de « AI washing » (lavage par l’IA), consiste à instrumentaliser la peur ou l’admiration envers l’intelligence artificielle pour légitimer des décisions sociales et économiques profondément inéquitables. C’est une forme de gaslighting moderne : on nous fait croire que l’IA est responsable de la disparition des emplois, alors que c’est souvent la logique du profit qui commande. La vérité, c’est que l’IA peut être un outil d’empowerment, non de destruction. Elle peut libérer les humains de tâches fastidieuses pour leur permettre de se concentrer sur l’innovation, la créativité, les relations humaines. Mais pour cela, elle doit être intégrée avec sagesse, transparence et respect des travailleurs. Les licenciements massifs au nom de l’IA ne sont pas une avancée technologique. Ce sont des choix de gestion qui utilisent la technologie comme prétexte. Et si nous ne mettons pas en lumière cette manipulation, nous risquons de voir l’IA devenir une arme au service des puissants, au détriment de ceux qui la subissent. Le moment est venu de démasquer ce mythe. L’IA n’est pas responsable de la disparition des emplois. Ce sont les décisions humaines, prises dans l’ombre, qui le sont.
