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OpenAI dévoile un plan de 400 milliards de dollars pour dominer l’ère de l’IA : une course folle vers l’infrastructure du futur

Cette semaine, OpenAI a redéfini les enjeux de la course aux intelligences artificielles, transformant l’ambition technologique en un pari stratégique sans précédent sur l’infrastructure. Sous la direction de Sam Altman, l’entreprise a dévoilé une série d’initiatives qui dépassent largement les attentes : un investissement de 100 milliards de dollars de Nvidia pour construire des centres de données à base de millions de puces GPU, un accord étendu avec Oracle et SoftBank portant sur 400 milliards de dollars pour le projet Stargate, et une intégration formelle avec Databricks, ouvrant la voie à une adoption massive dans le secteur enterprise. Ces annonces marquent une transition clé : OpenAI, initialement connu pour ChatGPT, cherche désormais à devenir un « hyperscaler » — un acteur majeur de l’infrastructure informatique, à l’instar de Amazon Web Services ou Microsoft Azure. L’ambition est colossale : construire 17 gigawatts de capacité de calcul, équivalente à l’énergie produite par environ 17 centrales nucléaires. Ce niveau d’infrastructure, selon Altman, est indispensable pour accueillir la prochaine génération d’IA, dont les besoins en puissance croissent exponentiellement. « Ce n’est que 10 % de ce que sera ce site », a-t-il déclaré lors de la visite de la première installation Stargate à Abilene, au Texas, ajoutant que dix sites similaires sont prévus. Pourtant, cette vision rencontre des obstacles concrets : le réseau électrique américain est déjà tendu, les turbines à gaz sont épuisées jusqu’en 2028, les centrales nucléaires prennent des décennies à être construites, et les énergies renouvelables sont freinées par des blocages politiques. Altman plaide pour une accélération de la production nucléaire, y compris par des technologies avancées comme la fission et la fusion. « On doit en construire bien plus », affirme-t-il, soulignant la nécessité d’une énergie dense et fiable. Les partenaires comme Nvidia, Oracle et SoftBank semblent prêts à assumer le rôle de catalyseurs financiers, mais la faisabilité à long terme reste incertaine. Nvidia injectera 100 milliards de dollars en tranches de 10 milliards sur plusieurs années, tandis que le plan Stargate, bien que colossal, dépend encore de la mise en œuvre concrète. OpenAI, non rentable et sans crédit d’investissement, doit résoudre un défi financier majeur. Le recours à l’équité est coûteux, d’où la stratégie de recourir à des emprunts, facilités par les contrats de location à long terme avec Nvidia. La société prévoit également de développer une partie de son infrastructure en interne, afin de mieux maîtriser les coûts, challenger les fournisseurs et devenir un partenaire plus efficace. D’autres pistes de monétisation, comme des frais d’affiliation (2 % sur les achats via ChatGPT) ou des publicités non intrusives, sont étudiées, bien que le fondateur privilégie d’abord des modèles alternatifs. L’optimisme est partagé par des acteurs comme Ali Ghodsi (Databricks), qui insiste sur la croissance massive future de l’IA : « Il y aura bien plus d’utilisation que ce qu’on connaît aujourd’hui. » La demande des entreprises, confirmée par des signes comme les 37 nouveaux clients d’Accenture pour plus de 100 millions de dollars, confirme que l’adoption est en plein essor. Pourtant, la vitesse du déploiement pose des risques d’overbuilding ou de défaillance d’un maillon de la chaîne. Malgré les doutes, des analystes comme Gil Luria (D.A. Davidson) ou Deedy Das (Menlo Ventures) considèrent que ces engagements ne sont pas fous, mais nécessaires pour gagner la course vers l’intelligence superintelligente. « C’est existentiel », affirme Das. Pour lui, l’histoire de l’IA n’est pas écrite par des algorithmes plus intelligents, mais par l’accès à une puissance de calcul illimitée. En définitive, OpenAI n’écrit pas seulement l’avenir de l’IA — elle construit aussi l’infrastructure physique qui le soutiendra. Et si le pari est risqué, il est aussi, selon ses défenseurs, inévitable.

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