13 ans, 18 ans, et un rêve : un frère et sœur font leur entrée dans l’ère de l’IA en remportant un hackathon avec un coach sportif et un guide universitaire pilotés par l’IA
À Singapour, un jeune garçon de 13 ans, Usman Asif, et sa sœur aînée de 18 ans, Shanzey Asif, ont participé à un hackathon de 24 heures organisé par Cursor, en utilisant une méthode innovante de création de logiciels : le « vibe coding », ou l’art de guider une intelligence artificielle pour générer du code via des instructions précises. Malgré leur jeune âge, les deux adolescents se sont retrouvés au milieu d’experts en technologie, certains issus de géants comme Google, Oracle ou Amazon. Usman, le plus jeune participant, a conçu un coach sportif alimenté par l’IA, tandis que Shanzey a développé un site web permettant aux amateurs d’astronomie de suivre les apparitions des planètes à Singapour. Leur initiation au vibe coding remonte à leur père, Asif Saleem, responsable marketing chez Google pour l’Asie-Pacifique. Après avoir participé à une formation en juin, il avait créé un outil d’analyse de déclarations financières. Intrigués, les deux adolescents, déjà passionnés par l’IA, ont décidé de suivre le même parcours. À l’origine intimidés par la présence de professionnels expérimentés, ils ont rapidement découvert que le vrai pouvoir réside dans la qualité des instructions — ou « prompts » — envoyées à l’IA. Pour Shanzey, ce n’était pas une question de programmation classique, mais de direction claire : « Tu dois enseigner à l’IA comme à un élève. » Usman, lui, a dû surmonter une série de bugs qui entraînaient de nouveaux problèmes, mais a appris à interpréter les réponses de l’IA et à affiner ses demandes. Leur collaboration s’est intensifiée lors du hackathon, où la famille a décidé de se lancer dans un projet collectif. Inspirés par une discussion familiale sur les choix d’études, ils ont conçu un conseiller universitaire intelligent, intégrant des recommandations personnalisées selon les centres d’intérêt, les notes et les préférences de l’utilisateur. Usman a planifié la démonstration vidéo, Shanzey a amélioré l’interface, et leur père a supervisé la structure du projet. Même sans remporter le prix, l’expérience a été inoubliable. Leur père insiste sur l’importance des limites : l’IA ne peut pas remplacer l’apprentissage personnel, surtout en milieu scolaire. Les enfants ne peuvent pas utiliser l’IA pour produire des devoirs ou des essais, afin de préserver l’intégrité académique. Un système de récompenses encadre aussi leur temps d’écran, renforçant la discipline. Pour Shanzey, le vibe coding a renforcé l’importance de la structure et de la planification — des compétences essentielles pour gérer ses études et ses activités. Usman, lui, a compris que la réussite passe par la rigueur : « Il n’y a pas de raccourci. Il faut apprendre en profondeur. » Tous deux voient l’IA comme un outil incontournable dans leurs futures carrières, qu’il s’agisse de droit, de psychologie ou de développement d’applications. Usman rêve même d’une carrière entière dans la création d’applications intelligentes. Leur histoire illustre non seulement la démocratisation de la technologie, mais aussi la capacité des jeunes à innover quand ils sont accompagnés, encadrés et motivés.
