Apple recourt à Gemini pour sauver Siri : la fin d’une promesse ou le tournant d’une stratégie ?
Siri est devenue un produit de Google On savait à quoi devait ressembler la prochaine génération de Siri. Apple l’avait dévoilée en 2024, en lançant des publicités, en promettant que l’intelligence artificielle révolutionnerait à jamais notre façon d’utiliser nos appareils. Et puis, rien n’est arrivé. Les promesses sont restées lettre morte. Face à cette impasse, Apple a finalement opté pour une solution radicale : s’associer à Google. La firme californienne a signé un accord stratégique pour intégrer la technologie Gemini de Google dans son assistant vocal, transformant ainsi Siri en une version bien plus puissante — et, en apparence, bien plus humaine. Ce partenariat est d’une ampleur inédite, et pourrait bien redéfinir la donne dans la course à l’intelligence artificielle. Dans cet épisode du Vergecast, David et Nilay analysent cette nouvelle, tout en abordant un autre événement majeur : le recours collectif lancé par de nombreux éditeurs de presse contre Google, à la suite du procès antitrust sur la publicité numérique. Le groupe Vox Media, maison mère du Verge, fait partie des plaignants. Cette bataille juridique met en lumière les tensions croissantes entre les géants de la tech et les médias, sur fond de contrôle des revenus publicitaires. En ce qui concerne Siri, l’essentiel du deal reste flou. On sait que Google fournit ses modèles d’IA de pointe, notamment Gemini, pour améliorer la compréhension contextuelle, la réactivité et la capacité de Siri à répondre à des requêtes complexes. Mais les détails — comme la profondeur de l’intégration, la gestion des données, ou les limites imposées par Apple — restent à clarifier. Ce qui est certain, c’est que cette décision marque un tournant : Apple, longtemps perçu comme le leader de l’innovation, a dû reconnaître qu’il ne pouvait pas mener seul la course à l’IA. Cette alliance soulève une question cruciale : Apple a-t-il perdu la guerre de l’intelligence artificielle, ou a-t-il simplement fait le choix stratégique de se recentrer sur son écosystème, plutôt que de rivaliser directement avec des géants comme Google et OpenAI ? Peut-être s’agit-il d’un nouveau « Cook Doctrine » — une philosophie selon laquelle la puissance ne vient pas toujours de l’innovation technologique pure, mais de la capacité à choisir ses combats. Quoi qu’il en soit, ce partenariat change la donne. Il montre que même les plus grandes entreprises du monde tech sont prêtes à collaborer pour gagner la course à l’IA. Et pour les utilisateurs, cela signifie peut-être enfin un assistant vocal capable de comprendre, anticiper, et agir comme un véritable partenaire.
