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ByteDance renforce la protection contre les abus de droits d’auteur après la viralité des vidéos IA de stars hollywoodiennes

ByteDance annonce des mesures renforcées contre les usages illicites de la propriété intellectuelle après la viralisation de vidéos générées par l’IA La société chinoise ByteDance, propriétaire de TikTok, annonce avoir pris des mesures pour renforcer les protections contre les abus liés à la propriété intellectuelle après la diffusion virale de vidéos générées par l’IA mettant en scène des stars hollywoodiennes. Ces contenus, produits à l’aide de l’outil Seedance 2.0, ont suscité un vif intérêt – et des inquiétudes – sur Internet. La semaine dernière, une vidéo d’IA montrant une scène de combat fictive entre Tom Cruise et Brad Pitt sur un toit a choqué et fasciné des millions de spectateurs. Les images, remarquablement réalistes, ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, soulignant les progrès fulgurants des outils de génération vidéo par intelligence artificielle. Cette vidéo, ainsi que d’autres créées avec Seedance 2.0 – dont une scène de duel avec des sabres laser entre Anakin Skywalker et Rey, ou un affrontement entre Wolverine et Thanos – ont mis en lumière les risques liés à l’utilisation non autorisée des personnages protégés par le droit d’auteur. Face à cette pression, Disney a envoyé une lettre de mise en demeure à ByteDance, l’accusant d’avoir « détourné ses personnages » en reproduisant, distribuant et créant des œuvres dérivées sans autorisation. La société a répondu par un communiqué publié par Business Insider, dans lequel elle affirme « respecter les droits de propriété intellectuelle » et avoir « pris note des préoccupations concernant Seedance 2.0 ». Elle précise qu’elle « renforce les mesures de sécurité actuelles » afin de prévenir l’utilisation non autorisée des images de personnes ou des œuvres protégées par le droit d’auteur. Cependant, ByteDance n’a pas détaillé les nouvelles mesures qu’elle prévoit d’implémenter. L’outil Seedance 2.0, lancé début février, se distingue par sa capacité à produire des séquences vidéo hyperréalistes en plusieurs plans, une fonctionnalité qui a suscité des craintes dans l’industrie du cinéma. Charles Rivkin, président et PDG de la Motion Picture Association, a dénoncé l’absence de « garanties significatives contre les violations » et accusé ByteDance de « mépriser les lois établies sur le droit d’auteur », qui protègent des millions d’emplois dans le secteur américain du divertissement. Paradoxalement, alors que Disney critique l’utilisation non autorisée de ses personnages par Seedance 2.0, la société a signé, en décembre, un accord de licence de trois ans avec OpenAI, permettant à l’outil de génération vidéo Sora d’accéder à 200 personnages de ses franchises, dont Marvel et Star Wars. Cette contradiction souligne les enjeux complexes liés à la régulation de l’IA dans le domaine créatif, où les entreprises cherchent à exploiter les nouvelles technologies tout en respectant les droits des auteurs. L’affaire Seedance 2.0 marque un tournant dans la discussion mondiale sur l’éthique de l’intelligence artificielle, notamment en matière de reproduction des visages et des œuvres protégées. La réponse de ByteDance, bien que vague pour l’instant, pourrait servir de modèle pour d’autres géants technologiques confrontés aux mêmes défis.

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