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John Giannandrea quitte Apple, remplacé par un expert issu de Microsoft et Google

John Giannandrea, chef de l’IA chez Apple depuis 2018, annonce sa démission de son poste de vice-président senior en intelligence artificielle et apprentissage automatique, tout en restant conseiller jusqu’en 2026. Cette transition survient alors qu’Apple peine à relancer son assistant vocal Siri, dont le lancement a été repoussé en raison de difficultés techniques et d’un manque de maturité des fonctionnalités promis. Selon une enquête de Bloomberg, le PDG Tim Cook avait perdu confiance en Giannandrea, qui avait été écarté de la direction de Siri dès mars, laissant la responsabilité à Mike Rockwell, le créateur du Vision Pro. Il est remplacé par Amar Subramanya, ancien vice-président corporate de l’IA chez Microsoft, où il avait supervisé l’ingénierie du Gemini Assistant. Avant cela, il avait passé 16 ans chez Google, où il était à la tête de l’équipe technique du Gemini. Subramanya rejoint Apple en tant que vice-président de l’IA, rapportant directement à Craig Federighi, chef logiciel de l’entreprise. Il assurera la direction des modèles fondamentaux d’Apple, de la recherche en apprentissage automatique et de la sécurité et évaluation de l’IA. Cette mutation marque une étape cruciale dans la stratégie d’Apple face à la montée en puissance de l’IA. Depuis son lancement en octobre 2024, Apple Intelligence a été critiqué pour des erreurs flagrantes, comme des fausses informations sur des événements médiatiques (notamment concernant Luigi Mangione et un joueur de darts), ou encore des fonctionnalités non opérationnelles lors des tests internes. Ces défaillances ont alimenté des plaintes collectives de clients de l’iPhone 16, promis un assistant intelligent. Face à ces difficultés, Apple envisage de faire appel au modèle Gemini de Google pour alimenter la prochaine version de Siri, une décision surprenante et symbolique, compte tenu de la rivalité historique entre les deux géants technologiques. Cette collaboration souligne la pression croissante sur Apple, qui a choisi une approche différente de ses concurrents : le traitement de l’IA directement sur les appareils grâce à ses puces Apple Silicon, privilégiant la confidentialité des données. Cette stratégie, bien que sécurisée, limite la puissance des modèles, qui sont plus petits et moins performants que ceux des géants du cloud comme Google ou Meta, qui s’appuient sur de vastes ensembles de données réelles. Subramanya, avec son expérience dans l’intégration de la recherche IA dans des produits concrets, devrait aider Apple à rattraper son retard. Son arrivée s’inscrit dans une refonte du leadership, avec une réorganisation des équipes d’IA, dont les responsabilités sont désormais réparties entre Sabih Khan et Eddy Cue. Tim Cook a salué cette mutation comme une étape clé pour renforcer l’innovation d’Apple, affirmant que l’IA reste au cœur de la stratégie de l’entreprise. Avec Federighi au volant des efforts logiciels et Subramanya à la tête de l’IA, Apple vise à livrer une version améliorée de Siri d’ici le printemps 2025, promettant des expériences plus intelligentes, fiables et personnelles. L’avenir de l’IA chez Apple repose désormais sur une combinaison de vision technologique, d’expertise internationale et d’un engagement renouvelé envers l’innovation responsable.

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