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OpenAI recrute un star-maker de Meta pour réparer sa réputation en Hollywood

OpenAI fait face à un problème de réputation dans l’industrie du cinéma, et la société tente de le résoudre en recrutant un expert de la culture populaire. Charles Porch, ancien responsable des partenariats avec les célébrités chez Meta, a rejoint OpenAI, selon une information révélée par Vanity Fair. À Meta, Porch a joué un rôle clé dans l’intégration des personnalités du monde de l’entertainment sur Instagram, aidant des stars comme Beyoncé ou le pape François à adopter la plateforme. Son mariage, célébré cet été en France, a même réuni des figures comme Harry Styles, témoignant de son influence dans les cercles hollywoodiens. Porch a annoncé son nouveau poste sur Instagram, évoquant avec fierté son impact culturel : « De l’aide à Beyoncé pour lancer un album exclusivement sur les réseaux sociaux à l’accompagnement du pape François sur Instagram, en passant par le soutien aux créateurs de la prochaine génération d’entrepreneurs, le changement que nous avons pu provoquer est une source de profonde fierté. » Son rôle exact chez OpenAI reste flou, mais il a indiqué qu’il entamerait une « tournée d’écoute » pour comprendre les attentes et les craintes des créateurs, acteurs et artistes face à l’IA. Ces inquiétudes sont réelles. Des figures emblématiques comme Vince Gilligan, James Cameron ou Guillermo del Toro ont qualifié l’IA d’« atteinte à la créativité humaine », voire d’« horreur » ou de « destruction » potentielle. Pour les artistes, la menace est concrète : des avatars générés par IA ressemblant à des acteurs célèbres, capables de jouer dans des scènes fictives sans consentement, suscitent des craintes légitimes. De plus, l’entraînement des modèles d’IA a souvent utilisé des données issues de films et de séries sans autorisation ni rémunération, ce qui alimente une perception de vol culturel. Malgré des partenariats stratégiques — comme le contrat de 1 milliard de dollars entre Disney et OpenAI, ou les accords avec Lionsgate et AMC — ces accords ne suffisent pas à rassurer les créateurs. Les studios peuvent négocier, mais ce sont les célébrités qui détiennent encore le pouvoir de forme de l’opinion publique. OpenAI semble désormais le comprendre : pour gagner la confiance, il faut des visages, des réseaux, et surtout des relations humaines. C’est là que Porch entre en jeu. Son talent réside dans sa capacité à naviguer les mondes de la culture, de la mode et du divertissement. Il incarne un type de compétence « douce » — le sens du goût, la diplomatie, l’empathie — qui reste inimitable par l’IA. Dans un secteur où la technologie peut désormais reproduire des scénarios, des voix ou des visages, c’est justement la dimension humaine qui devient précieuse. Le recrutement de Porch révèle une ironie profonde : les géants de l’IA dépensent des fortunes pour embaucher des humains capables de comprendre ce que leurs machines ne peuvent pas saisir. Ce n’est pas la technologie qui manque, mais la crédibilité. Et pour l’obtenir, il faut des ambassadeurs comme Porch, capables de faire entendre que l’IA peut être un outil collaboratif, pas une menace.

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