Nvidia cesse de fournir la VRAM à ses partenaires, une rumeur qui alarmerait le marché des GPU
Selon une rumeur, Nvidia ne fournirait plus de mémoire vidéo (VRAM) à ses partenaires fabricants de cartes graphiques (AIB), dans un contexte de crise mondiale du stockage mémoire. Selon le fuiteur Golden Pig Upgrade, la société ne livrerait désormais plus les puces VRAM intégrées aux GPU qu’elle vend à ses partenaires, obligeant ceux-ci à acheter la mémoire séparément sur le marché. Cette situation s’inscrit dans un contexte généralisé de pénurie de mémoire, aggravée par la priorisation des clients spécialisés dans l’intelligence artificielle (IA) au détriment du marché de détail. Nvidia, leader incontesté du marché des GPU et principal bénéficiaire de la montée en puissance de l’IA, semble désormais touché par une crise qu’elle a contribué à amplifier. Toutes les chaînes de production sont aujourd’hui dédiées à la fabrication de puces destinées aux serveurs d’IA, laissant peu de place aux cartes grand public. Cette situation a entraîné une forte tension sur l’offre de mémoire haut de gamme, notamment les modules GDDR6X et HBM, dont les prix ont explosé. Si cette rumeur se confirme, elle pourrait avoir des conséquences importantes pour les fabricants de cartes graphiques de petite ou moyenne taille. Sans accès direct à la VRAM, ces entreprises devront concurrencer les géants du secteur pour se procurer des composants rares, ce qui pourrait les mettre en difficulté financière. L’exemple d’EVGA, qui a quitté l’industrie en 2023 en dénonçant des tensions croissantes avec Nvidia, illustre déjà les risques liés à une dépendance accrue vis-à-vis du fabricant de puces. En outre, cette décision, si elle est réelle, impliquerait une perte de revenus pour Nvidia. En vendant les GPU sans VRAM, la société renonce à la marge générée par la vente de modules mémoire hautement valorisés. Cela suggère que les coûts de production ou les marges bénéficiaires ne justifient plus cette stratégie dans le contexte actuel. Il convient toutefois de rester prudent : cette information n’a pas été confirmée officiellement. Il s’agit pour l’instant d’un bruit de couloir, à prendre avec une grande réserve. Toutefois, elle reflète bien la pression croissante exercée par la crise de la mémoire, qui risque de s’aggraver dans les prochains mois, au point de redessiner les équilibres du marché des cartes graphiques.
