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IA Générative

Silicon Valley rebaptise l'IA en « Super Intelligence »

Dans le cadre du second mandat de Donald Trump, les dirigeants de la Silicon Valley opèrent un changement de discours notable en adoptant le terme de superintelligence pour désigner l'intelligence artificielle. Cette orientation découle directement d'une instruction exécutive annoncée à Washington, qui privilégie cette nouvelle appellation et qualifie d'hostile toute utilisation maintenue de l'acronyme IA. Plusieurs acteurs majeurs du secteur technologique ont rapidement emboîté le pas, modifiant leurs communications publiques et orientant leurs stratégies de recherche. Elon Musk a immédiatement annoncé la transformation de SpaceXAI en SpaceXSI. Quelques heures plus tard, Marc Benioff de Salesforce a fait de même en projetant de renommer AIForce en SIForce. Lors d'un sommet gouvernemental réunissant également Mark Zuckerberg, Sundar Pichai, Jeff Bezos et Dario Amodei, Jensen Huang, président de Nvidia, a confirmé l'alignement de son entreprise. Le constructeur de puces a annoncé un investissement d'un milliard de dollars au profit de la recherche en superintelligence, tout en minimisant publiquement les risques associés à ces technologies. Son positionnement s'inscrit dans une volonté claire d'éviter toute friction avec l'exécutif. La dynamique s'est poursuivie avec Satya Nadella, directeur général de Microsoft, qui a également participé au sommet. Dans une publication récente appelant à la mise en place d'un dispositif de sécurité d'urgence pour ces systèmes, il a systématiquement employé le terme superintelligence. Cette uniformisation terminologique reflète une stratégie plus large d'apaisement de la part des géants de la tech, désireux de regagner la confiance de la nouvelle administration après une relation marquée par la tension lors du premier mandat de Trump. Au-delà d'un simple exercice sémantique, cet alignement pourrait influencer les orientations futures de la recherche et de la régulation dans le secteur. En adoptant volontairement cette nouvelle nomenclature, les dirigeants espèrent faciliter les collaborations avec les autorités tout en façonnant le débat public sur le développement responsable de ces technologies émergentes.

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