HyperAIHyperAI

Command Palette

Search for a command to run...

RTX 6000D bat le RTX 5090D en OpenCL malgré le bannissement en Chine

Alors que cela avait déjà été le cas avec les RTX 5090 et RTX 4090, Nvidia a lancé une version spécialement conçue pour la Chine, la RTX Pro 6000D, dans le cadre de ses adaptations aux réglementations d’exportation américaines visant le marché chinois. Cependant, peu après son lancement, l’Administration nationale de l’information du cyberespace chinois a interdit ce modèle, encourageant parallèlement l’adoption de puces d’accélération d’IA fabriquées localement. Malgré cette interdiction, un utilisateur a réussi à soumettre la RTX 6000D à un benchmark Geekbench 6.5, révélant des performances sur le test OpenCL légèrement supérieures à celles de la RTX 5090D V2, mais inférieures à celles de la RTX Pro 6000 classique. Les scores obtenus sont les suivants : RTX Pro 6000 (édition serveur) : 410 605 RTX 6000D : 390 656 RTX 5090D V2 : 386 710 RTX 5090D : 383 317 RTX 5090 : 382 285 RTX Pro 6000 (édition station de travail) : 373 979 Ces écarts sont relativement minces, d’autant que les différences techniques entre les deux modèles sont significatives. La RTX Pro 6000 dispose de 96 Go de mémoire GDDR7 sur un bus de 512 bits, répartis sur 32 puces de 3 Go chacune, ainsi que de 24 064 cœurs CUDA répartis sur 188 unités SM. En revanche, la RTX 6000D, bien qu’encore puissante, affiche 14 % de mémoire et de bande passante en moins, ainsi qu’un nombre de cœurs CUDA réduit de 20 % (19 968 cœurs sur 156 unités SM), avec un bus de 448 bits. Le test OpenCL, qui évalue principalement les performances de calcul de shaders, est l’un des rares domaines où les versions « affaiblies » de GPU pour la Chine conservent une part de leur efficacité. En revanche, les performances en intelligence artificielle, qui sont l’objectif principal des contrôles d’exportation américains, sont généralement bien plus impactées. C’est précisément sur ce type de charge de travail que les D-series sont censées être limitées. Ainsi, malgré une performance globalement honorable, la RTX 6000D a été confrontée à un contexte défavorable : interdite par le gouvernement chinois, et en concurrence directe avec des solutions locales émergentes, comme celles de constructeurs chinois tels que Huawei, Biren ou Cambricon. En l’absence d’un écosystème de support, d’un lancement stratégique ou d’un positionnement tarifaire avantageux, son avenir commercial s’est avéré quasi nul. En définitive, la RTX 6000D n’est plus qu’un exemple de ce qui aurait pu être : une puissante carte graphique, capable de rivaliser avec des modèles haut de gamme, mais contrainte par des contraintes politiques et réglementaires. Son histoire, malgré ses performances notables, restera une curiosité technologique, un « presque » dans l’histoire des GPU.

Liens associés

RTX 6000D bat le RTX 5090D en OpenCL malgré le bannissement en Chine | Articles tendance | HyperAI